samedi, mai 31, 2003

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Le thé des écrivains



Au détour d’un carrefour, je suis arrivée ici. Un joli endroit de thé et de lettres où il fait bon s’arrêter le temps de se changer les idées…


Voici un zeste de ce que l’on peut y retrouver :


Le Thé des Ecrivains : L’acte d’écrire est-il lié pour vous à des habitudes particulières ?

Amélie Nothomb : Puisque l’on parle de thé, celui-ci joue un rôle véritablement providentiel dans mon écriture. Je ne peux pas écrire sans thé, j’écris sous son influence. Tous les matins à jeun, je bois un demi-litre de thé atrocement fort et c’est cela qui me fait écrire.

T.des E. : Que buvez-vous comme thé ?

A.N. : C’est un thé anglais : l’Extra Strong Tea, un mélange de thé du Kenya et de thé d’Assam que je fais extrêmement fort et qui donne un breuvage plus noir et plus épais que du café turc et qui me met dans un état extraordinaire.

T.des E. : Et pas de grignotage en écrivant ?

A.N. : Surtout pas. Je ne peux pas, je n’en n’ai pas envie à ce moment-là et comme j’ai besoin d’une concentration intense, dans la solitude et le silence, je sais que manger me couperait tout. Défendu de manger aussi longtemps que je n’ai pas fini d’écrire.

T.des E. : Avez-vous besoin d’un environnement spécifique pour écrire ?

A.N. : J’ai du apprendre à être un écrivain tout terrain, puisque je voyage très souvent et les seules choses dont je ne me sépare jamais, c’est de ma petite théière à piston et de mes provisions de thé. Mais si j’ai le choix, j’aime écrire sur mes genoux, assise dans de vieux canapés, très chaudement vêtue et avec les mains très propres, sur des petits cahiers en papier recyclé et avec des stylos à bille usagés.


Nous bûmes du thé, comme dans les salons, et la conversation oscillait désagréablement du pédantisme à la mondanité.
Mémoires d'une jeune fille rangée, Simone de Beauvoir
Thé et café donnent de l'esprit à ceux qui en ont et des insomnies à ceux qui n'en ont pas.
Verlet

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