vendredi, février 05, 2016


Recevoir en courrier recommandé une grosse enveloppe brune du Ministère de la Justice au nom de mon mari. Allons bon!

Je signe et j'ouvre l'enveloppe brune pour y découvrir la photo de sa voiture et une contravention de 78$. Merci robot radar! Voilà pas que le bougre s'est fait prendre à 85km/h sur l'autoroute Robert Bourassa!?! #WTF

Sauf qu'à cet embranchement là de l'autoroute, au détour de l'université, avec cinq voies, il y a un panneau pour une zone à 70km/h sur une courte distance. La photo en noir et blanc est claire et nette. Elle montre bien qu'il en plein milieu d'une autoroute vide! On ne peut pas vraiment parler de conduite dangereuse. Je reste perplexe plusieurs minutes devant cette photo qui m'a atterri entre les mains ce matin là.

Je comprendrais l'amende s'il avait fait un tel excès de vitesse en un quartier résidentiel mais sur une autoroute à cinq voies, cela me fracasse un coin de cervelle! Le dossier en plusieurs feuilles mentionne qu'il était à cette vitesse "rapide" 500 mètres passé le panneau qui stipule 70km/h. J'en reste bouche bée. Mouais, me semble surtout qu'il a pas eu de chance sur ce coup là!

Le pauvre est dépité lorsque je l'appelle pour lui apprendre la nouvelle. Il roule comme un pépé depuis qu'il a perdu quelques points par ci par là avec des contraventions de vitesse niaiseuses dans les dernières années. Et je l'ai vu apprendre de ses leçons...

Mais manifestement l'univers l'a à l’œil. Ou les robots. Big Brother ne l'a pas raté sur coup là!

Bref, aucun écart ne lui semble permis. La bonne nouvelle c'est qu'il ne perd aucun point sur son permis. Lorsque c'est le robot qui attrape le coupable, il ne peut prouver l'identité du conducteur. Il récolte alors une contravention à payer mais aucun point ne saute.

Et pour la première fois, je n'arrive pas à être fâchée de cette autre contravention qui nous fera jeter notre argent par la fenêtre. J'en profite pour réaliser que je ne suis même pas sûre d'avoir jamais remarqué ce panneau de ralentissement de vitesse lorsque j'ai roulé dans ce coin là. J'y ferai maintenant plus attention...

Dans l’œil des radars routiers...

jeudi, février 04, 2016


Attendre depuis deux heures dans la salle d'attente et vu le monde autour de nous, on s'attend à attendre quelques heures encore. Voir mon doc de famille requiert une patience de taille. Empiler les magazines que je picore sur la chaise voisine. Dénicher le journal local et y reconnaître une binette que je connais bien. 

L'homme qui m'accompagne en profite pour parcourir le dernier article de ma mini reporter préférée. Ce qui me rappelle que je dois taper son texte du mois vu que je suis sa secrétaire attitrée! Je la guide en la composition de ses articles mais je refuse de rédiger à sa place. Son contenu lui est propre. Et il est publié chaque mois dans les pages lustrées de ce Journal aux allures de magazine local.

Ceci fait qu'il n'est pas rare que l'on nous accoste, durant nos courses, à l'épicerie ou à la pharmacie, pour nous en parler. Et tous ceux qui nous en parlent n'en reviennent pas qu'elle compose elle-même ses articles mensuels qui traitent de la vie qui se déroule en son école.

Patienter à deux c'est mieux!

Trois heures plus tard, nous attendons toujours. L'homme et ma pomme avons eu le temps de lire plusieurs magazines, de discuter en profondeur et de manquer de nous endormir sur notre chaise.

On entre dans le bureau du doc juste avant minuit. Sans même s'en plaindre car c'est le prix à payer pour passer du temps avec un docteur humain qui m'appelle par mon prénom, apprécie mon esprit et regarde mon cas médical avec compréhension. Dans les cinq dernières années, j'ai croisé toutes sortes de docteurs et spécialistes, aucun ne lui arrive à la cheville.

Bref, en nos discussions de salle d'attente est passé le sujet de la passion dans une relation amoureuse à long terme. Une discussion intéressante qui nous a permis d'explorer l'état de notre couple.

Quelques jours plus tard, une publication de Humans Of New York, sur mon fil Facebook, m'accroche le regard. Ce couple d'adolescents me fait sourire et me rappelle notre conversation de salle d'attente. J'en ponds quelques réflexions que je partage en un statut du jour.

J'apprends par la suite que ce petit couple a fait quelques vibrations de Toile. Attrapés dans les filets des trolls, ce jeune couple s'est fait lapider sur certaines places publiques. Cette nouvelle me peine quelques neurones. Comme beaucoup leur naïveté me saute aux yeux mais elle me touche aussi. Je la trouve inspirante. C'est beau d'être jeune et amoureux!

Que devient la passion lorsque les années défilent?

Avec nos quinze ans de mariage, on commence à avoir une certaine expérience sur le sujet. On s'aime encore. On a mûri. On est devenus parents, On a traversé toutes sortes d'étapes et d'obstacles. Et on appris qu'à chaque épreuve de la vie, il y a deux choix, ça passe ou ça casse. Et à date, ça passe...

La vie n'est pas rose tous les jours mais l'envie d'être ensemble persiste. On a le goût de vieillir ensemble. On possède les mêmes valeurs existentielles malgré nos différences de caractères. On ressent le même engagement en la construction de notre couple. On travaille à avancer dans la même direction.

Mais qu'en est-il de la passion? À mon sens, la passion devient harmonie. Selon lui, la passion se transforme en attentions. Cultiver l'harmonie tout en étant attentionné à l'autre serait dont le fruit de notre passion de jeunesse? Cela me plait.

L'idée de fond étant de rester en phase et de se soutenir l'un l'autre. Connectés. Le but étant de se comprendre en nos différences et d'évoluer vers un même objectif de vie. La communication est primordiale. On a un couple ultra transparent.

Affronter les problèmes plutôt que les fuir est essentiel. Rien n'est jamais acquis ni gagné en un couple. Se reposer sur ses lauriers est hors de question...

J'ai grandi dans un environnement d'humains qui se séparent et qui se déchirent. Il a grandi en un environnement d'humains qui restent ensemble et qui se déchirent. Ni l'un ni l'autre n'avons d'exemple à suivre. Mais on a tous les deux des idéaux qui se rejoignent. Ces idéaux communs sont à la base de notre fondation familiale.

C'est mon mari, mon amant, le père de ma fille mais c'est aussi mon meilleur ami. Grâce à lui j'apprends ce que c'est que d'être aimée sans condition. Et si j'y pense fort, je dirais que je l'aime avec passion...

De passion et réflexions..

Hier soir, la Miss grattouille la guitare. Intriguée par cette subite pulsion, je lui propose de chercher un cours de base sur Youtube.

Elle trouve l'idée intéressante. Je déniche la vidéo idéale pour lui apprendre quelques bases. Elle pratique durant une heure et je suis pas mal impressionnée du résultat.

 Avec ses dix ans, je la vois évoluer à vitesse grand V. Son identité se forme. Son caractère se forge. Elle vient de nous mais elle ne nous appartient pas.

Nous sommes les protecteurs, les guides de son enfance. Nous sommes à la base de sa fondation mais un jour, elle volera de ses propres ailes.. Elle sera une femme libre de ses actes et décisions. Et ce jour là arrivera trop vite pour nous.

 C'est fascinant d'observer un petit humain devenir grand. Difficile sur le coeur de maman qui doit sans cesse s'adapter à l'évolution en cours. Et en même temps si enrichissant à l'âme. C'est un processus humain qui donne aussi au parent la possibilité de mûrir. L'occasion d'approfondir ses compréhensions de la vie. Et de mettre en pratique ce qu'il en apprend...

L'être parent...

jeudi, janvier 28, 2016

Dernièrement, out of the blue, en allant chercher ma puce à l'école, elle m'a dit: "Ce serait vraiment dur pour vous, hein maman, si je me faisais kidnapper comme vous avez que moi comme enfant?" Ouf! Juste d'y penser j'en ai frissonné d'horreur.

N'est-ce pas d’ailleurs la hantise de tout parent aimant? Perdre trace de mon enfant est la pire chose que je puisse imaginer. Tant que je préfére éviter d'y penser. Mais je n'évite pas de penser à tout ce que je peux faire pour en éviter la possibilité.

On en a donc profité pour discuter des différentes façons d'éviter ce genre de situation. Une conversation riche en scénarios où j'ai exploré diverses possibilités. Sans craindre de la traumatiser.

Car je crois cette philosophie qui dit que lorsque l'enfant est en âge de poser une question, il est en âge d'en entendre les vraies réponses. Celles qui lui permettront de mieux grandir.

J'ai évoqué toutes sortes de possibilités, depuis les risques de rencontres malveillantes sur Internet, en passant par les mauvaises fréquentations ou une consommation d'alcool délurée. Sachant qu'elle est déjà bien consciente des excuses d'inconnus/connus pour embarquer une fillette dans sa voiture. Je pense que c'est une discussion qui nous a toutes les deux fait du bien.

Je n'ai cependant pas osé lui avouer que si elle disparaissait de ma vie, je n'aurais sûrement plus la force de vivre...

Elle m'a posé cette question peu de temps avant que ne se déclare le battage médiatique autour de cette jeune fille dont la soirée avait bien ma tournée. En voulant échapper à l'encadrement parental et croquer à pleine dents en sa liberté individuelle, elle s'est mise en grand danger. Puis le danger l'a attrapée et a bien failli l'avaler toute crue!

Lorsque nos ados se mettent en danger...

L'appel à l'aide de son père sur les réseaux sociaux et l’intérêt médiatique qui en a rejailli a certainement contribué à la sauver in extremis du bourbier dans lequel elle s'était mise les pieds! Un si gros bourbier qu'elle s'est auto-punit! Ses parents ne peuvent maintenant plus que l'accompagner en son chemin de retour qui sera certainement ardu.

 Dieu merci pour elle et les trois autres jeunes filles qui ont été retrouvées en sa compagnie. Difficile de ne pas se demander où étaient leurs parents...

Je souhaite à Jade d'en avoir été le moins traumatisée possible et de pouvoir apprendre des leçons de cette malheureuse expérience. Je lui souhaite d'en grandir et d'en devenir plus forte. Et peut-être même de pouvoir, un jour, aider d'autres jeunes filles naïves à ne pas tomber dans les filets de ces prédateurs de la force obscure.

Son histoire a aussi mis en lumière ce coté obscur de notre société et j'espère que cela pourra réveiller quelques consciences. Changer quelques mentalités et peut-être faire évoluer notre société vers un meilleur où les jeunes filles ne sont pas exploitées comme des objets sexuels. Déshumanisées pour le plaisir de la perversité humaine...

Cette histoire me servira maintenant en mes discussions avec ma puce. Car je réalise que si l'on a déjà abordé le suicide adolescent en nos diverses discussions, l'on a encore jamais abordé le sujet de la fugue adolescence. Ce qui ne saurait tarder...

Quand Subito Texto est éducatif...

Miss Soleil est fan de l'émission des jeunes: Subito Texto. Elle m'explique qu'elle aime cette émission car cela l'aide à se préparer à ses années de secondaires. À essayer de mieux comprendre ce qui l'attend. Quand elle sera aussi grande qu'eux. Ce qui n'est pas fou du tout!

Elle me raconte souvent ce qu'elle en apprend et je trouve qu'en effet, elle y découvre un coté éducatif qui me plait. Celui lui permet de se poser des questions qu'elle me pose ensuite. Des questions importantes auxquelles je peux répondre et espérer en guider quelques réflexions. Comme ce fut le cas du suicide en les méandres de l'adolescence...

Tout comme j'ai commencé la préparation mentale de son primaire alors qu'elle commençait à parler et s'autonomiser, je prépare consciemment les bases de la communication qui nous servira en ces années complexes qui font le futur de notre relation mère/fille. Et je prie pour le meilleur...

Quand un fait divers devient une page qui s'ajoute dans le grand livre de prévention d'une maman...

mercredi, janvier 27, 2016


Touchée je suis par ce statut de Facebook qui me passe sous le nez. Écrit par la maman d'une jeune garçon trisomique. Son petit texte me touche autant que la beauté de son fils sur la photo qui l'accompagne. J'en recommande le détour...

Et je repense à ma grand-mère qui m'a souvent racontée qu'il fut un temps (avant que les trisomiques ne soient appelés des "mongoles" comme c'était le cas en mon enfance) où on appelait ces enfants là, les enfants du Bon Dieu.

La légende rurale disait qu'élever un enfant trisomique rapprochait du Bon Dieu. Qu'il y avait là un acte divin. C'est l'histoire qu'elle me contait lorsque je lui demandais pourquoi les gens disaient avec tant de méchanceté que les trisomiques étaient des mongoles...

Avec la maturité de ma quarantaine qui se tasse, je suis pas mal sûre que la grand-mère tenait la vérité en sa légende transmise. Car une fois passées les différences de surface, qui font les superficiels de nos vies, on réalise que les enfants trisomiques possèdent cette innocence et sensibilité qui les connectent en ligne direct avec cette dimension invisible où réside la foi. Quelle qu'elle soit.

Il faut beaucoup de force parentale et d'amour humain pour élever un enfant trisomique. Pour lui donner toutes les chances de s'épanouir au meilleur de ses capacités. J'ai beaucoup d'admiration pour ces parents là. Je me sens pas mal nulle à côté d'eux. Ce sont toujours des modèles dont j'aime m"inspirer les idées pour devenir meilleure.

Je sais bien que de nos jours, vouloir être une bonne maman a un petit côté pas super cool. Mais je m'en tape. Quand tu as vécu une enfance comme la mienne, en ce qui concerne la maternité, tu te rends obligatoirement compte à quel point être/avoir une bonne maman peut être cool!

Être une Bonne Maman n'a rien à voir avec être maman parfaite. C'est deux concepts bien différents. Être Bonne Maman, c'est être comme de la confiture qui fait du bien au coeur. Et c'est à chacun d'en trouver sa saveur!

Confiture Bonne Maman et un chromosome de plus...

Lever du soleil sur Montréal le 2 janvier 2016

Je blogue depuis plus d'une décennie en ce jardin de Toile. Ces dernières années ont été difficiles du coté de ma santé et j'en ai perdu ma discipline de blogue. Ce qui me peine trop souvent.

À la base, en 2003, j'aimais l’exercice de bloguer comme discipline d'écriture. Et quand je pense à ce blogue, c'est à cela que je pense...

Je réalise combien la blogosphère a changé et j'en suis quelque peu troublée. En 2016, il y a tant de gens qui veulent vivre de leur blogue que cela me fait toujours lever un coin de sourcil étonné. La commercialisation de l'action de bloguer, combiné à mes ennuis de santé, me coupe l'inspiration sous le nez! 

J'ai, au cours des années passées, accepté des partenariats. Tant que je peux y trouver de l'inspiration pour ma plume, cela me va. Mais c'est une sorte de hobby de blogue pas une ligne directive. En ma perception particulière, bloguer c'est avant tout  pratiquer l'art d'écrire. Ensuite vient le partage humain et la communication entre internautes, les échanges d'opinions et d'émotions. Puis, aprés tout ça, peuvent se dessiner les diverses collaborations possibles.

Je ne blogue pas par envie de popularité ou de postérité, je blogue par goût d'écriture et d’authenticité. Plus je blogue, plus je m'en rends compte. Si cela me fait toujours plaisir que l'on me lise, je crois que je bloguerais même si personne ne me lisait! Pour la discipline que je peux y trouver. En fait, je blogue depuis si longtemps que j'ai presque oublié le temps où je ne bloguais pas!

Sauf que depuis des années, je déblogue régulièrement pour laisser l'écriture s'égarer du coté de Facebook. Je fais un brouillon d'idée en un statut que j'archive en mon fil d'actualité. C'est mon nouveau carnet de bord. Ce n'est pas une bonne discipline.

Avec la diversité des réseaux sociaux, le blogue est devenu un genre à part. En ce genre à part, il y a maintenant tant de catégories que c'en est étourdissant. Pour ma pomme des bois qui n'aime pas être catégorisée, ce n'est guère inspirant.

Mais bloguer me manque. En me rétablissant physiquement, je tiens à retrouver cette discipline mentale d’écriture bloguesque que j'ai tant aimé explorer au cours des années.

La vie est une longue transformation de l'être ou un apprentissage de fond, c'est selon. Mes ennuis de santé des dernières années m'ont transformée bien plus que l'évolution numérique qui me fascine toujours autant. La bonne nouvelle c'est qu'ils m'ont définitivement guérie de mon FOMO. J'ai changé ma perception du temps et de ses perspectives. Le numérique fait partie de ma vie mais n'en guide pas les pulsions. Je pense avoir trouvé un bon équilibre entre réel et numérique.

Et c'est ainsi que commence cette année 2016, avec la motivation de bloguer comme je l'entends! En 2016, je veux de nouveau entendre battre mon coeur bloguesque. Pour le plaisir de la langue qui vogue. Pour le plaisir des mots qui se partagent.  Je veux donc arrêter de brouillonner sur Facebook pour mieux brouillonner ici! À suivre...

En 2016, je bloguerai comme si c'était 2007!

jeudi, décembre 31, 2015

La fameuse tempête que toute la Province attendait est enfin arrivée, quelques jours après Noël, qui n'a pas été blanc pour grand monde au Québec...

En notre micro-climat de lac, nous sommes privilégiés et nous avons eu assez de neige pour que Noël soit blanc à point. C'était parfait...

Maintenant que le Québec a retrouvé sa couleur hivernale, on peut passer à autre chose. On peut passer à l'année prochaine...

Le compte à rebours a commencé. Comme à chaque année. Naître un premier janvier, c'est être vouée à effectuer, chaque nouvel an, deux bilans intérieurs. Plus les années passent et plus c'est pareil. Impossible d'y échapper..

Alors quitte à ne pas y échapper autant l'affronter. Passer au travers. Passer à autre chose. Cette année encore, la santé est au cœur de mon actualité quotidienne. L'année qui vient de me passer sur le corps a été éprouvante, je suis heureuse de la quitter.

Depuis la paralysie faciale qui est venue bouleverser mes jours en février 2011, ma vie a pris un étrange carrefour. J'apprends désormais à vivre avec les séquelles qu'a laissé derrière lui le virus qui est venu me grignoter le nerf facial.

Cet été, s'est ajoutée à mes mésaventures médicales une tumeur ovni qui m'a dévoilée les cotés obscurs du système hospitalier. Une expérience qui s'ancre en ma mémoire. La cicatrice que j'en garde s'estompe avec les mois qui passent. Mon doc de famille trouve, qu'au final, je m'en suis bien tirée sur coup là. La tumeur était fulgurante mais bénigne. C'est donc ce que je retiens pour en finir l'année. J'ai survécu à mon corps. Une autre année. Espérons que la prochaine sera plus douce avec ma peau.

Bilan des neuf ans d'enfance...

En 2015, Miss Soleil a vécu ses neuf ans avec une douceur qui m'a fait penser l'expression #SweetNine. Une expression que je ne suis pas la seule à avoir pensé si j'en crois le hashtag que je découvre en certains réseaux sociaux. Ce qui me conforte en cette sensation douce.


En ses 9 ans, je l'ai vu se développer en son individualité avec des réflexions sages et des compréhensions pertinentes. J'ai adoré accompagner ses neuf ans. J'espère que ses dix ans, qu'elle a fêté en novembre dernier, n'anticiperont pas trop vite la fameuse adolescence...

J'ai apprécié guider les différentes directions de cette douce année enfantine. J'ai même eu l'impression que cette année en était une de récompense parentale! Une année où l'on a eu la sensation de récolter les fruits de nos efforts et de les savourer.

En ses neuf ans, la Miss a continué de performer à l'école. Elle a décidé d'ouvrir un blogue. Elle a fait un été de radio en ma compagnie. Depuis cet automne, elle est reporter de son école pour le Journal municipal. Elle chante avec la chorale. Elle a gagné une médaille d'argent à la compétition de gymnastique à laquelle elle a participé cet automne. Un peu mystifiés les parents!

D'autant plus qu'en ces neuf ans, la discipline parentale a été minime, je n'ai pas souvenir d'avoir dû sévir. Rester ferme aura suffit à bien faire. Depuis que les dix ans ont sonné, par exemple, je dois serrer davantage la vis. Une transition s'effectue et je commence à la sentir passer. Mais j'en ai vu passer d'autres. Je suis prête.

Découvrir les beautés du Saguenay et tester les hébergements insolites du Cap Jaseux
fut l'occasion de belles escapades en famille.

Reste-t-il une dernière année à se sortir de l'enfance? Avant d'entrer en cette pré adolescence qui fait frissonner l'adulte qui s'en occupe? Je l'espère de tout coeur.

Une enfance que je couve comme une mère louve. Une enfance qui se dessine au coin d'un grand lac. Entre deux parents aimants. La vie n'est pas parfaite, ni rose tous les jours, mais on essaie de la rendre la plus harmonieuse possible, selon les épreuves et les bonheurs qui la composent.

En cette année 2015, nos escapades en famille au Saguenay et au Wanderlust de Mont Tremblant nous auront permis de nous aérer les idées en beauté et aventures.

De mon coté, explorer Anguilla et la Jamaïque (reportage à venir) m'aura permis de me rappeler que je suis encore en vie. Malgré une santé qui déraille. Une santé sur laquelle j'ai dû beaucoup travailler en cette dernière année. En verrai-je germer les fruits avec cette nouvelle année? Je le souhaite de tout corps.

Quel parent suis-je?

Par les temps qui courent, je découvre, via cette lecture, que je peux me reconnaître dans différents types de parents. Ce qui ferait de moi un parent caméléon qui s'adapte aux circonstances de la vie. Je me reconnais dans plusieurs types de parents. Sauf les tiraillés! Être parent ne me tiraille pas. Être parent me fascine et m'inspire.

Si j'en crois le système de catégorisation de ce bouquin, je suis majoritairement de type équilibriste mais je peux aussi être protecteur, néo-bobo ou autonomisant. Je n'aime pas les catégories et les moules. Aussi j'aime bien l'idée de pouvoir être caméléon. De faire sa propre sauce. De créer son propre moule.

Je me considère comme cool et sévère mais ce n'est pas une option de ce livre. Je crois cependant qu'il y a deux types de parents auxquels personne n'échappe. Celui de bon ou de mauvais. Entre ces deux notions existe un large spectre qui regroupe toutes sortes d'options et de nuances humaines. Et c'est l'enfant, une fois devenu grand, qui sera en mesure de déterminer de quel côté aura penché la balance. Pas le parent.

Je regarde grandir ma fille, en essayant d'être le meilleur parent possible. C'est une motivation qui m'entraîne à devenir meilleure. À me dépasser. Car si je veux être le meilleur parent que je puisse être, je dois être la meilleure personne que je puisse être.

C'est ainsi que la parentalité guide et façonne ce que je suis, ce que je deviens. De plus, la parentalité me donne la force de lutter et d'avancer, surtout lorsque ma santé me fait tourner en bourrique.


Je vois la parentalité comme un voyage au coeur de mon humanité. L'occasion de découvrir, d'apprendre et d'évoluer. Nope, être parent ne me tiraille pas les entrailles. Être maman me tire de l'avant. Vers cet avenir que je ne connaîtrai que par la trace que j'aurai laissée en l'histoire de ma fille et de ses enfants.

Mon présent est le passé de la femme qu'elle sera. J'espère juste laisser une trace qui inspirera plus qu'elle désespérera ou attristera. Plus le temps passe et plus je me dis qu'être parent c'est pas mal plus profond que juste mettre au monde un être humain et de le mener à sa majorité...

Let it be...

lundi, décembre 14, 2015



Sous la pluie verglaçante, l'hiver se cherche une direction dans le village endormi. Je ne pense pas avoir jamais vu le lac si peu gelé à cette époque de l’année!

Étrange est ce temps qui nous traverse les jours de plus en plus courts. Un hiver qui n'en a pas bien l'air. Si j'avais encore mon kayak d'automne sous la main, j'aurais osé aller faire un tour de lac à plusieurs occasions ces dernières semaines...


En ma routine de maman, je vais chercher la Miss à l'école deux fois par semaine sur l'heure du midi.
Cela participe à son équilibre d'enfance et cela nous permet d'avoir des conversations fortuites qui frôlent parfois le surréalisme. C'est la magie de l'enfance qui apprend et cherche à comprendre...


La semaine dernière, au coin du village, elle me dit:

- Le temps est doux aujourd'hui.
- C'est la faute à El Niño, je lui réponds.
- C'est qui ça? Un bébé syrien à adopter?

S'en suit une conversation climatique où j'apprends que la Miss aimerait bien qu'on adopte un bébé syrien orphelin!

Elle est maintenant assez grande pour s’intéresser à l'actualité qu'elle capte en nos diverses discussions adultes et on dirait bien qu'elle a aussi à cœur la question de ces réfugiés qui font les manchettes...

Tout comme la question du climat dont il est difficile d'ignorer les changements en ce mois de décembre où les cieux sont bien gris et où il pleut plus souvent qu'il ne neige...


Atmosphère du jour, bonjour...

lundi, novembre 30, 2015

Le mois dernier a filé sans que mes mots ne l’attrapent. Revenir de Jamaïque juste à temps pour Halloween. Après cette date arrive bien vite la fête d’anniversaire de la Miss. Une décennie pour la puce. De quoi me retourner un coin de cervelle...

On ajoute à cela une gastro enfantine, des journées pédagogiques et des journées de gréve, on assaisonne  d'ennuis de santé de fond avec lesquels il faut apprendre à vivre et pouf! Un mois est passé!

Un mois durant lequel j'ai réalisé le contrecoup mental de ma chirurgie estivale et où le froid commence à bien pincer la peau. La bonne nouvelle est que la neige tarde à tomber et que ça me plait! Je n'ai aucun doute qu'elle sera présente à Noël et cela sera parfait.

En ce tourbillon de quotidien, la Miss s’entraîne à une compétition organisée par son club de Gym et les parents que nous sommes passons nos fins de semaine à courir à droite et à gauche. Ce qui nous fait découvrir des endroits que l'on connaissait peu et nous permet de passer un peu de temps de couple durant ses cours.

C'est ainsi que l'on est tombé, un peu par hasard, sur le marché de Noël d'antan de Cap Santé. Un peu aussi par Instagram où j'y ai vu passer des idées de ce marché qui ont piqué ma curiosité.

De quoi ravir la puce qui sent déjà l'esprit de Noël la traverser. Une puce qui nous entraîne en son sillon d'enfance. On lui fait la surprise après qu'elle ait passée quatre heures à faire de la gymnastique. Et nous voilà partis à la découverte de ce marché de Noël qui colore la nuit...


Au fil des artisans, on déniche une décoration de saison, un cœur rustique en bois sculpté qui agrémentera le sapin à venir.

La puce flatte un alpaga et s'amuse à le nourrir alors que je me gave le regard des couleurs multicolores qui me font un peu oublier combien le frette est de retour...


On fait le tour des expositions d'artisanat (l'occasion parfaite de se réchauffer) et on découvre l'exposition des crèches où l'on apprend que dans les années 50, la mode était au bébé Jésus fait en cire. On apprend aussi que l'église, joliment illuminée, est l'une des plus anciennes de la région.


On goûte à la saveur du réduit d'érable qui fait une sorte d'eau sucrée chaude. On teste une boisson pétillante d'argousier et du sel de sésame. On flanche pour un cornet de chips fait maison et on ne peut résister à un cornet de mini beignes avant de reprendre la route!


Noël à l'horizon...


Je suis tombée sur les capsules vidéos de TED, il y a de cela plusieurs années. J'ai tout de suite adoré le principe. La mission de TED est de propager les idées. Mais pas n'importe lesquelles, les idées qui nourrissent les neurones et qui enrichissent l'esprit par des pistes de réflexions pertinentes...

Les conférences sont disponibles gratuitement en ligne, via multiples capsules en multiples langues, sur de multiples sujets. Les conférences TED couvrent une vaste panoplie de thèmes humains qui vont de la science, la politique, l'art, la spiritualité, les questions mondiales, l'architecture ou encore la musique. Bref, il est impossible de ne pas trouver une capsule à son goût dans le monde TED!

TED me fait du bien à l'âme. J'aime m'y plonger régulièrement les idées pour me les ouvrir, me les percuter ou me les approfondir. Il y a de ces périodes en ma vie où je me nourris de plusieurs capsules par semaine pour garder le cap de mes idées que la vie fait dérailler.

La durée des capsules TED varie selon les sujets et les conférenciers. Certaines durent cinq minutes et d'autres plus d'une heure. On y retrouve toutes les facettes de l'humanité sous une forme ou une autre.

TED représente ce que j'apprécie le plus d'Internet. Cela symbolise la connaissance partagée et l'intelligence collective utilisée à bon escient. J'y retrouve le meilleur de l'humanité. Cela me donne toujours espoir en un monde plus réfléchi. À noter que YouTube recèle de capsules Ted à inspirer et que les vidéos en anglais sont généralement sous-titrées en français...

Aussi c'est avec grand plaisir que je mettrai demain à disposition de TEDxQuébec mes compétences de "fille qui tweete plus vite que son ombre" pour essayer de capter sur le vif le plus d'inspirations possibles.

Depuis quelques années, Québec participe aussi au mouvement TED avec un événement annuel où se déroulent différentes conférences. Cette année, le thème de fond est "Autres directions". De quoi piquer mes curiosités...


Je "livetweete" depuis que je suis sur Twitter, ce qui fait maintenant plusieurs années et c'est l'un de mes dadas numériques. Lorsque j'assiste à une conférence, je ne prends plus vraiment de notes, je ne brouillonne plus comme avant mais je "livetweete" sans complexe. Et quand on me demande de tweeter pour une cause qui me tient à cœur, je suis toujours au rendez-vous!

Pour en suivre les aventures numériques, il suffira donc de jeter un œil sur mon fil Twitter demain après-midi. Ceux qui le feront auront un aperçu en temps réel de ce qui se passe au théâtre Périscope dans le cadre d'un événement TED...

Et si jamais vous n'avez encore jamais mis le nez dans la dimension des capsules TED, je ne peux que vous encourager à le faire. Que ce soit en français ou en anglais, il y a certainement une capsule enrichissante à vos idées qui n'attend que d'être visionnée!

En voici une, parmi tant d'autres, de celles qui me plaisent....

Se nourrir les neurones...