Dix ans de blogue personnel. Une décennie à bloguer...
Une identité numérique apprivoisée qui se conjugue à un réel lié à Internet.
J'aime voguer le Web.Connectée depuis la fin des années 90, j'ai appris à naviguer les eaux parfois troubles du Web en même temps que je l'ai vu se développer en cette gigantesque Toile.
Je me souviens encore de la frustration de mes premières connections où la patience était de mise et où les possibilités étaient plus théoriques que pratiques.
Il y a dix ans j'ai commencé à bloguer. Je me souviens de mes frustrations techniques, de la difficulté de mettre des images en ligne, de l'impossibilité d'ajouter des vidéos etc...
Lorsque je repense à ces dix années de blogue, je vois défiler YouTube, Flickr, et la naissance des réseaux sociaux. Et nous voilà maintenant à l'ère mobile. Aujourd'hui les échanges numériques sont une nouvelle norme sociale.
À cause des réseaux sociaux, je ne blogue plus comme je le faisais en 2003 mais tant que
l'écriture fera partie de ma vie je pense que ce blogue aura sa raison d'être.
J'ai blogué ma trentaine, pourquoi ne pas bloguer la quarantaine?
L'envie de rénover les murs de ce blogue me titille mais n'étant pas graphiste pour deux sous, je fais avec les moyens du bord. Et avec Blogpsot, les moyens sont gratuits mais restreints.
Alors je nourris le contenu plutôt que de polir le contenant. Mais là, le contenant commence à rouiller! Je rêve d'une nouvelle façade numérique comme l'on rêve de rénover sa maison. Avec ce printemps capricieux, je commence les travaux...
Dix ans de blogue c'est plus d'un demi million de visites et plus de 750 000 pages vues. C'est beaucoup de monde et plusieurs relations tissées au fil du temps.
C'est des lecteurs fidèles qui me touchent le coeur. Des amitiés nées de la Toile. Bloguer perso c'est plus qu'écrire c'est aussi s'ouvrir, partager, relationner...
Une
décennie à écrire selon les humeurs et les saisons. Avec comme seule
constance l'écriture qui se meut. La vie qui déroule ce présent qui s'efface inexorablement. Je m'étais donné comme objectif de bloguer pendant dix ans. Et étonnement, après dix ans, le désir de
bloguer persiste.
Au début de cette aventure numérique, je finissais un bac à
l'université Laval. Dix ans tard, j'ai une famille à enfant unique,
une carrière et mon coeur bat toujours pour le même garçon. Ce blogue est devenu un jardin numérique où je cultive ma mémoire...
Je
blogue librement, sans envie particulière d'en faire un blogue
thématique. Je laisse la vie guider les différents thèmes qui l'animent
année après année. Je n'écris jamais rien ici que je ne suis pas capable
de partager devant une salle publique. Avant l'ère des
réseaux sociaux, j'avais déjà cette philosophie. Si je ne suis pas
capable de le dire sur la place publique, je ne l'écris pas. Je pense
que cela a permis que je tienne dix années à bloguer.
Je réfléchis souvent sur le fait que j'ai un enfant blogué. J'étudie son apprentissage de l'Internet depuis sa plus tendre enfance. Pour elle, être sur le Web, c'est naturel. En fait c'est si naturel qu'elle désirait un "lilysoleilfashion.com" avant même de savoir écrire. La mère capote! Ceci dit, par l'usage de ce blogue, je lui apprends aussi les usages de la Toile. La responsabilité est grande.
En dix ans,
la santé m'a joué quelques tours sans jamais me tuer. Elle a cependant ralenti mes activités bloguesques des deux dernières années. Les séquelles névralgiques de ma paralysie faciale ayant trop souvent absorbé l'inspiration. Mais à mesure que guérit mon nerf facial, l'inspiration revient...
En avril dernier, date anniversaire des dix ans de ce blogue est décédé Benoit Bisson. l'un de mes premiers lecteurs, l'une de mes premières amitiés numériques. Une inspiration à me battre durant ma paralysie faciale.
Atteint d'un cancer depuis des années, il s'est battu comme un lion face à la maladie. Souvent, en mes idées sombres, je me suis dit: "Si Benoit se bat, tu le dois aussi. S'il ne se laisse pas abattre par son cancer, tu vas pas te laisser abattre par ce nerf facial endommagé!"
Alors que je reviens de cette épreuve, Benoit perd son combat. Aussi, je dédie à son souvenir ce texte qui souligne mes dix années à bloguer. Il restera pour moi un exemple d'amitié et de combativité que je n'oublierai jamais.
Et comme la vie continue de couler en mes veines et qu'en mon sang s'écoulent des mots qui s'éparpillent, je continuerai de bloguer au gré du temps...
jeudi, mai 16, 2013
mardi, mai 07, 2013
Alors que courent les jours...
En une vague de chaleur, la nature s'emballe. C'est le printemps qui se la joue été!
Jour après jour poussent les feuilles. Ah! Que ces jours là, je rêve d'avoir l'oreille assez sensible pour les entendre.
Vendredi dernier, le lac a calé. Et entre dimanche et lundi, les feuilles ont éclos. Le mercure tape les 28 degrés et l'on fugue à l'eau glacée...
Je termine mon excellent contrat de voyage pour le Huffington Post Québec. Contente d'arriver au bout mais avec un petit pincement au cœur. La roadie en mon sang veut d'autres aventures!
À peine fini de rédiger que l'envie de repartir en vadrouille me titille..
Bref, ce reportage voyage #roadtrip comportera six articles (avec "roman-photo" intégré). Le tout sera composé de centaines de photos et de dizaines de milliers de mots. Je me suis donnée à la mesure de ces inspirations récoltées au fil de la route. Et les inspirations étaient définitivement au rendez-vous!
J'ai adoré mettre le tout mettre en mots et images et j'espère que ceux qui iront y jeter un oeil auront autant de plaisir que moi. L'article de Key-West est sorti en ligne lundi dernier. J'ai déjà mis en boite le dernier qui boucle la boucle à Orlando et cette semaine je termine celui qui nous fait voyager sur la côte du Golfe du Mexique.
Pour ce faire, je commence par trier parmi mes 2000 photos de la côte Ouest afin d'organiser la galerie photo de l'article. Je retrouve une photo qui me rappelle l'une de ces anecdotes qui font partie de la texture de cet excellent road-trip. L'occasion d'en partager une petite brève!
Sur la côte Ouest de la Floride, je m'attendais à plonger dans un monde de coquillages et je n'ai pas été déçue. Ainsi, à Marco Island, j'ai fait plus ample connaissance avec un strombe combattant (Fighting conch of Florida). Une expérience aussi palpitante qu'éducative...
Tsé, la fille qui ramasse un coquillage, un jour, sur la plage, en se disant qu'il est bien beau. Et qui le met dans sa poche de veste sans plus y penser.
Une heure plus tard, dans le lobby de l’hôtel, elle remet sa veste et sent une
vibration dans sa poche. Elle se dit que c'est juste le téléphone qui vibre quelques nouvelles. Rien d'urgent sous les palmiers.
Elle tâte sa poche sans y trouver le téléphone. Le téléphone est sage dans son sac. Ne plus y penser. Cinq minutes plus tard de nouvelles vibrations se font sentir.
Intriguée mais fatiguée elle n’y fait toujours pas trop attention. Elle papote
avec sa puce qui bavarde à gogo. Mais la vibration continue de plus belle!
Elle regarde dans sa poche et c’est alors qu’elle y voit une étrange créature. Elle pousse un cri, fait un saut et enleve sa veste en un
coup de bras. Aaaaaaaahhhh! Elle réalise finalement que le coquillage ramassé est
vivant et voudrait bien s'échapper!
Osciller trois secondes entre le rire et la panique. Reprendre ses esprits. Aller remettre à la mer
le coquillage qui se débat d'épouvante. Aventure quand tu nous tiens!
Le lancer dans les vagues qui se brisent sur le sable blanc. Baisser les yeux et voir le même coquillage, presque aussi parfait que l'autre. Sourire. Le ramasser et le mettre dans sa poche. Tout en s'assurant
bien que personne n'y vit...
mercredi, avril 24, 2013
Du coté du Huff...
Toujours en mode action/rédaction et composition de galeries photos. Je vois venir le bout de mon reportage voyage en Floride. Chaque article possède une galerie photos que j'adore composer...
L'idée étant de ne pas faire une simple galerie photo mais plutôt un roman-photo de voyage! Le format s'y prêtant bien, je me suis lancée dans l'aventure sans trop réaliser qu'au final j'écrirais trois fois plus dans chaque galerie photo que dans l'article principal. Mais je suis contente du résultat. L'occasion parfaite de conjuguer photos et mots...
Alors si vous allez lire les différents articles de ce reportage qui se nourrit des aventures de notre dernier road-trip, ne manquez pas la galerie photo! J'y ai travaillé fort. Et n'hésitez pas à partager si vous en appréciez le contenu.
"L’avantage du road-trip, c’est la liberté qu’il procure. Une liberté qui libère des contraintes quotidiennes. Au fil des kilomètres que l’on avale, on laisse derrière soi soucis et obligations…"
La suite sur le Huffington Post Québec: «Road-Trip» en Floride: Sexy Miami Beach (PHOTOS)
Obligation d'obéir...
À deux ans, c'était juste: "Non". À l'époque c'était presque mignon.
Mais ça c'était quand c'était encore simple. Quand la discipline prenait forme et que l'on avait mal au cœur de réprimander un comportement tannant. Puis avec le langage qui s'apprend on passe du "pourquoi" au "je veux" au "j'ai envie" et ça commence à se corser...
Ces petites phrases prennent une dimension gargantuesque quand on les entend des centaines de fois durant des mois. Des petites phrases enrobées d’innocence qui peuvent définitivement donner envie de s'arracher quelques cheveux blancs...
Passé sept ans de parentitude, la discipline ne fait plus mal au coeur. Rodée, je réprimande sans scrupule quand vient le temps de mettre des limites à l'enfance qui s'éclate. Jamais avec plaisir. Toujours avec une grimace intérieure et une petite voix qui souffle: "Pas cool la mère".
En ce moment, la phrase à la mode de chez nous est : "Est-ce que je suis obligée?"
Est-elle OBLIGÉE de se laver, de ramasser ses déchets, de ranger sa chambre, ou d'écouter on ne sait quelle autre contrainte plate inventée par les parents?
Après la énième fois, je ne peux que répondre fermement: "Yep, tout comme je suis obligée de te donner une conséquence si tu ne le fais pas!"
L'obligation d'obéir. L’obligation de sévir. Pas plus attrayant que l'on soit d'un coté ou de l'autre du miroir!
Et pourtant, c'est bien cette discipline de fond qui fait l'enfant agréable que rencontrent les gens qui la croisent et qui nous permet de l'emmener partout avec nous...
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vendredi, avril 19, 2013
En avril ne te découvre pas d'un fil...
Un brin de poésie printanière qui me saute aux yeux alors que j'accompagne Miss Soleil au bout de la rue pour prendre le bus jaune qui l'emmène en classe.
Les beaux jours se font attendre. Le ciel crache encore quelques bordées de neige sous nos regards désabusés. En avril ne te découvre pas d'un fil, et accroche ta tuque!
Un reflet capturé au détour de cette saison maussade qui fait la transition entre hiver et été.
Les semaines défilent sous le ciel gris et frisquet alors que je soigne quelques névralgies, rédige voyage, materne ma puce qui grandit, aime mon homme, vadrouille les réseaux sociaux...
J'ai l'écriture qui me démange et les textes qui se bousculent en ma tête. Malheureusement l'énergie me manque pour prendre le clavier et c'est dans le silence de ma tête qu'il s'écrivent.
J'espère que ceux qui ont l'habitude de venir me lire ici me pardonneront mes absences. Car même si je me fais rare ces temps-ci, je n'abandonne point ce petit jardin de Toile.
Avant toute autre chose, finir ma série de voyage pour le Huffington Post! Première étape: «Road-Trip» en Floride: débuter l'aventure à Orlando... (PHOTOS)...
Les beaux jours se font attendre. Le ciel crache encore quelques bordées de neige sous nos regards désabusés. En avril ne te découvre pas d'un fil, et accroche ta tuque!
Un reflet capturé au détour de cette saison maussade qui fait la transition entre hiver et été.
Les semaines défilent sous le ciel gris et frisquet alors que je soigne quelques névralgies, rédige voyage, materne ma puce qui grandit, aime mon homme, vadrouille les réseaux sociaux...
J'ai l'écriture qui me démange et les textes qui se bousculent en ma tête. Malheureusement l'énergie me manque pour prendre le clavier et c'est dans le silence de ma tête qu'il s'écrivent.
J'espère que ceux qui ont l'habitude de venir me lire ici me pardonneront mes absences. Car même si je me fais rare ces temps-ci, je n'abandonne point ce petit jardin de Toile.
Avant toute autre chose, finir ma série de voyage pour le Huffington Post! Première étape: «Road-Trip» en Floride: débuter l'aventure à Orlando... (PHOTOS)...
lundi, mars 25, 2013
Partir pour mieux revenir...
8000 kilomètres de road-trip américain séparent ces deux photos. Même bancs de neige. Différente énergie. Rapporter de voyage une richesse intérieure qui s'incorpore à ce quotidien que je retrouve avec un petit pincement de coeur...
Miss Soleil savoure le bonheur de se retrouvez chez soi et la douceur du français à ses oreilles. Bonheurs d'enfance qui ramènent à l'essentiel.
Sa joie de savourer le français qui coule en son sang me remplit de fierté. Elle s'amuse de ses automatismes anglos attrapés en cours de route. Elle me dit: "Maman j'ai toujours envie de dire "hi!" mais cela fait du bien de retrouver le français! C'est bon de se retrouver chez soi et de parler français!".
Ce qui me rappelle les sens à cette tribu linguistique de français américains dont je fais partie. Déballer les bagages, bouffées de voyage qui s'éparpillent. Déballer ces petits rien qui immortalisent l'aventure en la mémoire familiale...
En collaboration avec Chevrolet et le Huffington Post Québec, je suis ainsi allée vadrouiller la Floride (avec homme au volant et enfant sage). Chevauchant les 182 chevaux d'une belle Equinox, j'ai récolté toutes sortes d'inspirations à compiler en une série d'articles à venir dans la section Voyage du Huffington Post Québec...
Partis en trio de roadies le 26 février de Québec, l'on s'est aisément transportés en un voyage de presse intense qui nous a fait parcourir la Floride de long en large. Comme des nomades. J'y ai capté des centaines d'essences différentes. L'on y a rencontré plein de gens intéressants et l'on a eu la chance de vivre d'excellentes aventures!
Durant les premiers jours du voyage, prise dans cette folie du rythme de fou qui nous emporte la vie, j'ai pondu un premier article d’introduction du road-trip.
Je travaille maintenant à la suite. Au calme. Sédentaire. Comme un moine cloitré qui médite. Tout en étant excitée comme une puce tellement j'ai d'idées qui me travaillent la cervelle en ébullition.
Et si dans la foulée de ces articles à venir vous vient l'envie de commenter ou partager, n'hésitez pas! Les partages et les commentaires numériques sont un peu le "tip" du cyberpigiste. À leur manière ces marques de vie font aussi partie du salaire virtuel...
Assise en mon bureau virtuel, je contemple la pile de dossiers invisibles que j'ai empilé en mon crâne durant ce mois de road-trip inoubliable. Impossible d'oublier un excellent road-trip. Avec la route qui défile, les kilomètres que l'on avale, une machine à tatouer invisible grave le voyage dans les neurones.

En mes inspirations stimulées je regarde ces piles invisibles qui semble monter jusqu'au plafond. Enfin ce qui est bien avec les dossiers invisibles, c'est qu'ils ne font jamais d'ombre au soleil qui inonde mon bureau de verre...
Durant ce voyage, j'ai utilisé différents réseaux sociaux, Instagram, Twitter, Facebook, Flickr comme carnets de notes de voyage (en plus de mes notes papiers et photos de Reflex).
En bonne geekette mobile, j'ai déposé, ici et là, plein de petits cailloux avec l'intention de me transformer en petit Poucet à mon retour. Et voici le retour.
Alors je commence la chasse de ces petits cailloux qui vont me ramener au soleil et me permettre d'affronter cette forêt de dossiers invisibles, sans peur, pour y tracer des sillons d'écriture...
mardi, février 12, 2013
Brève de cybertravail
Miss Soleil fait l'école buissonnière. Mal de ventre de bon matin pour la puce, son père capitule. Enfance au repos et parents en cybertravail...
Tandis que je me concentre sur mes textes du jour en mon bureau de maison, l'homme fait ses tâches d'analyste informaticien en son coin.
Autant cela me fait plaisir de l'avoir à mes cotés pour répondre aux besoins de l'enfance en repos autant lui marmonne (affectueusement) sa grogne de travailler à la maison. Autant ma condition de pigiste me sied autant il apprécie son bureau universitaire...
La puce regarde un film inspirant. Les chats roupillent. La neige fraîche enrobe le calme de la fôret qui nous entoure. Sous un ciel gris virevoltent quelques flocons. L’on travaille sagement en cette atmosphère qui fait mon bureau de cyberpigiste.
Comme à mon habitude, j’écoute l’une de ces listes de chansons que j’affectionne sur Songza. Lorsque passe cette chanson, l'homme s’exclame :
- Hé chérie c’est déprimant ta musique!
- Ben c’est mon atmosphère de travail. J’ai besoin d’espace mental…
- Ouf! Ben là y’a trop d’espace!
Tandis que je me concentre sur mes textes du jour en mon bureau de maison, l'homme fait ses tâches d'analyste informaticien en son coin.
Autant cela me fait plaisir de l'avoir à mes cotés pour répondre aux besoins de l'enfance en repos autant lui marmonne (affectueusement) sa grogne de travailler à la maison. Autant ma condition de pigiste me sied autant il apprécie son bureau universitaire...
La puce regarde un film inspirant. Les chats roupillent. La neige fraîche enrobe le calme de la fôret qui nous entoure. Sous un ciel gris virevoltent quelques flocons. L’on travaille sagement en cette atmosphère qui fait mon bureau de cyberpigiste.
Comme à mon habitude, j’écoute l’une de ces listes de chansons que j’affectionne sur Songza. Lorsque passe cette chanson, l'homme s’exclame :
- Hé chérie c’est déprimant ta musique!
- Ben c’est mon atmosphère de travail. J’ai besoin d’espace mental…
- Ouf! Ben là y’a trop d’espace!
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dimanche, février 10, 2013
Un samedi soir en ville
Ah! Les jours emportés dans un tourbillon d'hiver m'aspirent les heures qui s'effacent mais quel bonheur de se sentir vivante! Un projet palpitant se dessine à l'horizon. Bouffées d'inspirations...
Le 6 février dernier marquait les deux ans de ce jour fatal où je me suis réveillée avec une moitié de visage paralysée. Une expérience intense dont les suites marquent ma vie plus que mon visage. Beaucoup de méditations personnelles sur le sujet cette semaine.
Et de ces multiples réflexions, la sensation d'avoir grimpé une montagne combinée à celle de se sentir en vie. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort dit le dicton. Cette semaine j'ai ressenti cette force gagnée à force de grimper la montagne...
Avec février qui bat son plein, à Québec, la ville palpite au rythme du Carnaval de Québec. Hier soir, intriguée par le projet Lumocité présenté en son cadre, l'on va faire un tour de ville pour en capter les dernières projections.
Durant quatre jours, Lumocité a transformé certains bâtiments de la ville en des écrans faits de pierre.
Au Palais Montcalm, avec l'équipe de Los Angeles, Bonhomme est au coeur de l'action qui se déroule sur les murs de cette magnifique bâtisse. La puce est aux anges. Elle adore!
On est tellement sous le charme qu'on en regarde ses rêves d'hivers deux fois de suite...
Du coté de la Basilique, l'équipe de Budapest nous entraîne en un délire visuel qui n'est pas sans déplaire à mon homme mais qui ennuie un peu ma puce qui n'y comprend rien. Trop abstrait à son goût d'enfance.
J'apprécie les deux projections que j'absorbe avec grand plaisir. Mais j'avoue aussi un faible pour celle du Palais Montcalm. Difficile de résister à Bonhomme...
Comme il commence à faire tard (et qu'il fait bien frette sous les étoiles), on retourne au bercail sans avoir vu les deux autres projections de Lumocité. Quand même bien contents d'en avoir vus deux sur quatre!
Ainsi j'en profite pour tester une nouvelle application et concocter ce petit film. Pas super satisfaite du son qui fait un loop mais bon, ceci donne une petite idée de l'atmosphère féerique générée par ce projet lumineux.
jeudi, janvier 31, 2013
Au coin de la langue...
Il y a trop longtemps que je n'ai pas ruminé ici l'une de ses expressions que j'affectionne. Tant de ses expressions en ma bouche prennent leur source en mon enfance.
Et je passe le flambeau à ma puce en me privant jamais de lui en dire. Assez pour qu'elle en pratique aussi le principe et me sorte parfois: "C'est une expressssion maman!". À chaque fois cela me fait sourire.
J'aime bien celle-ci qui me rappelle ces moments rassurants où ma Mère-Grand me racontait la vie. Lorsque toute petite fille je me pendais à ses lèvres pour essayer de comprendre le monde autour de moi.
Aujourd'hui je me rend compte que c'est l'extension de cette expression qui fait partie de mon langage personnel. Une expression que j'utilise bien peu, à tous les 36 du mois ou à chaque fois qu'une poule pousse une dent....
Cependant c'est l'une de ces expressions qui s'inscrivent en ma lange et en façonne la mémoire.
EXPRESSION via Expressio.fr
« Tout le saint-frusquin »
SIGNIFICATION
Tout ce qu'on a d'effets et d'argent, tout ce que l'on possède. Par extension : tout le reste.
ORIGINE
Si la locution est attestée en 1710, d'abord sans trait d'union, le mot 'frusquin' seul est signalé en 1628 où, en argot, il désigne les vêtements, sans que l'on sache avec certitude pourquoi, son étymologie étant discutée. Mais deux choses sont sûres - Il en reste le mot 'frusques' toujours employé de nos jours avec le même sens, plutôt péjoratif, appliqué à des mauvais habits, des hardes - Le mot n'est plus utilisé isolément et n'apparaît plus que dans notre expression.
Au cours de la deuxième moitié du XVIIe siècle, 'frusquin', toujours en argot, a également désigné l'argent. Du coup, sa signification a finalement englobé tout ce que l'on possède, vêtements et argent.
Tout cela est bel et bien mais par quel miracle le 'frusquin' s'est-il trouvé canonisé ? D'où vient donc ce 'saint' ? Connaissez-vous saint Crépin ? Il y a peu de chances, sauf si vous pratiquez un métier bien particulier en voie d'extinction. En effet, ce saint est le patron des cordonniers. Or, il se trouve que, chez ces artisans, le saint-crépin désigne l'ensemble de leurs outils.
C'est donc par simple analogie que le saint-frusquin s'est mis à représenter l'ensemble de ce qu'on possède. Et, par extension, lorsque notre locution est employée à la suite d'une énumération, précédée de 'et', elle veut dire "et tout le reste".
EXEMPLE
« Gervaise aurait bazardé la maison; elle était prise de la rage du clou, elle se serait tondu la tête, si on avait voulu lui prêter sur ses cheveux. C'était trop commode, on ne pouvait pas s'empêcher d'aller chercher là de la monnaie, lorsqu'on attendait après un pain de quatre livres. Tout le saint-frusquin y passait, le linge, les habits, jusqu'aux outils et aux meubles. » Émile Zola - L'assommoir - 1877
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Par +4 sous la pluie...
L’avantage d’un bon -30 c’est que cela fait apprécier la douceur d’un -10. Comme effet secondaire, le froid intense a aussi le don de transformer un +25 en paradis céleste et zéro en une paisible contrée...
Avec la douceur revenue, janvier s’achève. Je reçois une invitation VIP du Carnaval de Québec pour débuter février, cela me fait plaisir. On ne refuse pas une invitation de Bonhomme! De plus, je testerai sur le terrain la nouvelle App de la fête. Intriguée.
Miss Soleil s'en réjouit. D’ici là, la routine école, piges dodo (sans oublier le Pilates!) bat son plein. Rédiger en écoutant Songza tandis que la température continue de remonter allégrement pour passer au-dessus du zéro!
Les chats demandent enfin la porte et l’atmosphère embrumée par la fonte brutale embaume l’air que l’on peut enfin respirer à grosses bouffées. En cette fin de janvier la Miss fait ses devoirs sous les regards de ces petites figurines qu’elle a collectionnées au gré des œufs Kinder croqués.
Ah! Le bonheur de piger dans une boite d’œufs Kinder rosées spécialement conçue pour les filles!
Nous avons reçu deux boites d'oeufs Kinder. L’une dédiée aux filles et l’autre aux garçons. À noter que la page Facebook Kinder dévoile toutes les surprises de cette édition spéciale.
L’homme gourmand ne se gêne pas pour se servir du coté de la boite des garçons, il s’y approvisionne sous l’œil complice de sa fille. Et Miss Soleil féminine et coquette adore l’idée d’œufs Kinder de filles...
Toujours contente de trouver un bracelet ou une bague. Cependant ce qui fait vraiment son bonheur c'est de collectionner les petites figurines d’animaux de la forêt ou de la jungle "à la peau douce".
Ils supervisent ses devoirs au coin de son pupitre ancien. Comme je partage mon bureau de pigiste avec son pupitre d'école, je ne peux m’empêcher de sourire lorsque mon regard se pose sur sa collection enfantine. Bouffés d'enfance et de chocolat. Bouffées d'innocence et d'insouciance...
Aussi quand vient le temps de tester une application pour un article d’app mobile. Une idée de génie me traverse l’esprit! Et si j’en profitais pour donner vie aux bestioles?
En deux temps trois mouvements c’est fait. Rudimentaire mais fait. Six secondes d'animaux Kinder animés. L'enfant en moi s'amuse toute seule. Je montre la vidéo à la puce qui écarquille les yeux de bonheur en s’exclamant :
- Whaou, ils bougent! Whaou, c’est cool, comment c’est possible? Comment tu as fait maman? Est-ce qu’ils bougent pour vrai?
À sept ans l’imaginaire chevauche encore la réalité et j’en apprécie la magie. Je fais durer le plaisir et laisse planer le mystère…
Nota Bene: Ce billet s'inscrit dans le programme MamanKinder avec lequel je suis affiliée. Les opinions exprimées ici bas n’engagent que ma pomme des bois.
Avec la douceur revenue, janvier s’achève. Je reçois une invitation VIP du Carnaval de Québec pour débuter février, cela me fait plaisir. On ne refuse pas une invitation de Bonhomme! De plus, je testerai sur le terrain la nouvelle App de la fête. Intriguée.
Miss Soleil s'en réjouit. D’ici là, la routine école, piges dodo (sans oublier le Pilates!) bat son plein. Rédiger en écoutant Songza tandis que la température continue de remonter allégrement pour passer au-dessus du zéro!
Les chats demandent enfin la porte et l’atmosphère embrumée par la fonte brutale embaume l’air que l’on peut enfin respirer à grosses bouffées. En cette fin de janvier la Miss fait ses devoirs sous les regards de ces petites figurines qu’elle a collectionnées au gré des œufs Kinder croqués.
Ah! Le bonheur de piger dans une boite d’œufs Kinder rosées spécialement conçue pour les filles!
Nous avons reçu deux boites d'oeufs Kinder. L’une dédiée aux filles et l’autre aux garçons. À noter que la page Facebook Kinder dévoile toutes les surprises de cette édition spéciale.
L’homme gourmand ne se gêne pas pour se servir du coté de la boite des garçons, il s’y approvisionne sous l’œil complice de sa fille. Et Miss Soleil féminine et coquette adore l’idée d’œufs Kinder de filles...
Toujours contente de trouver un bracelet ou une bague. Cependant ce qui fait vraiment son bonheur c'est de collectionner les petites figurines d’animaux de la forêt ou de la jungle "à la peau douce".
Ils supervisent ses devoirs au coin de son pupitre ancien. Comme je partage mon bureau de pigiste avec son pupitre d'école, je ne peux m’empêcher de sourire lorsque mon regard se pose sur sa collection enfantine. Bouffés d'enfance et de chocolat. Bouffées d'innocence et d'insouciance...
Aussi quand vient le temps de tester une application pour un article d’app mobile. Une idée de génie me traverse l’esprit! Et si j’en profitais pour donner vie aux bestioles?
En deux temps trois mouvements c’est fait. Rudimentaire mais fait. Six secondes d'animaux Kinder animés. L'enfant en moi s'amuse toute seule. Je montre la vidéo à la puce qui écarquille les yeux de bonheur en s’exclamant :
- Whaou, ils bougent! Whaou, c’est cool, comment c’est possible? Comment tu as fait maman? Est-ce qu’ils bougent pour vrai?
À sept ans l’imaginaire chevauche encore la réalité et j’en apprécie la magie. Je fais durer le plaisir et laisse planer le mystère…
- C’est un secret! Je ne peux rien dire pour l’instant…
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