vendredi, juillet 25, 2014

La fois où j'ai rencontré un crapaud...

Cette semaine,j'ai poussé le pire hurlement de ma vie. Un cri primal qui a fait sursauter tout le quartier....

En transplantant un tournesol, alors que je remue la terre pour l'enterrer, j'aperçois une espèce de "balloune" bizarre entre deux bêchages. Curieuse, je prends le truc dans ma main. Un truc préhistorique qui, d'un coup me regarde, et fait "couac"! 

S'en vient le hurlement de la mort. Prise par surprise, le temps de lâcher le truc dans la terre et de m'en remettre, j''hurle pendant au moins une minute en continu, par vagues de terreur. Hystérique. Assez pour qu'une voisine, homme et enfant se rameutent. 


Pour ensuite rire comme une folle de ma connerie. Et faire rire la galerie. Ce crapaud m'a donné la peur de ma vie! Les voisins se sont bien marrés, ils en parlent encore quelques jours plus tard...

Tétanisé par mon cri, sûrement aussi terrorisé, le crapaud n'a plus bougé pendant plusieurs minutes. Assez longtemps pour que je puisse le mitrailler de mon objectif et lui croquer le portrait.


Il a fini par retourner chez lui, dans les briques qui bordent ma plate-bande. Et c'est ainsi que j'ai fait la connaissance de Jean-Paul, le crapaud qui a décidé de prendre demeure dans mon jardin cet été!

mardi, juillet 22, 2014

Quand magasiner rime avec éduquer... et s'amuser!

Invitée à une séance de magasinage dans le cadre des célébrations qui entourent le 20e anniversaire de Walmart, nous sommes parties en mission avec Miss Soleil afin découvrir les rabais estivaux…

J’explique à Miss Soleil que l’on ne peut dépasser 100$ et que l’on ne met que des produits en rabais dans notre caddie. Ou tout du moins le plus possible... il faut pas non plus virer fou!

Elle m’entraine au rayon des jouets. Je la suis. Elle s'applique à me convaincre d’acheter l’une de ces peluches chantantes qui la font tripper. Je résiste sans difficulté. Ces peluches en question ont le don de me taper autant sur le système qu’elles enchantent ma puce. Non merci!

On discute plutôt Monster Highs et jeux de société. Je la laisse s’amuser avec ce qui lui tombe sur le nez. Dans une séance de magasinage, cela fait aussi partie du fun...


De mon côté, je résiste pas à aller jeter un oeil aux rayons des nains de jardin. Sans succomber. C’est mon homme qui sera content de cet effort puisque mon affection des nains de jardins a tendance à lui tomber sur le système. À chacun ses lubies et phobies! Même s’il est capable de me peindre un nain funky lorsque l’envie lui vient de me faire plaisir, il préfère que j'adopte le moins de nains possible. Je résiste aussi à ces plantes palmiers qui m'évoquent tant le sud...

Je mets la main sur des bols noirs qui m’inspirent des idées pour ce cocktail que je veux concocter le mois prochain. Une sorte de 5 à 7 estival avec Ginger-Ale maison, Dark and Stormy, Smoothies fraises/betteraves, bouchées mixtes et beignets frais.

Prendre ou ne pas prendre une machine à granité, telle est la question que l'on se pose lorsque la puce découvre un bidule à cet effet...

En silence je rêve d'un nouveau mixer pour mes smoothies maison. Mais c'est une séance de magasinage mère/fille et je ne peux absorber les trois quart de mon budget dans mon envie. Je veux faire plaisir à ma puce. Je me retiens l'envie et je garde une bonne portion de mon budget pour ses beaux yeux...


Tandis que Miss Soleil s’attarde aux rayons des jouets, je suis irrésistiblement attirée par les fleurs en pots, j'en découvre à tout petit prix. J’hésite entre orchidées et violettes africaines.

Vu que j’ai déjà une orchidée en dormance dans mon salon, je me branche sur la violette africaine et Kalanchoes. J’en profite pour mettre dans mon caddie un insecticide afin de tuer les pucerons qui envahissent certaines fleurs de mon jardin. Ceci avec une certaine culpabilité. 

Je craque sous la pression de ces pucerons qui envahissent mes vivaces à chaque année. Ils n’attaquent pas les autres plantes mais ils colonisent si bien mes fleurs jaunes que je finis par ne plus oser m’en approcher. Alors voilà l’occasion de prendre les grands moyens. Avec une petite déchirure de conscience...

Alors que je m'égare le regard sur ces orchidées qui me font envie, Miss Soleil a mis la main sur un hulla hoop cosmique qui fait son bonheur. Pour me prouver la nécessité de l'embarquer en mon caddie, elle m'en fait une démonstration. Celle-ci est si convaincante que je capitule, bonne joueuse, un sourire en coin de lèvres...

Éduquer et magasiner...

Notre caddie se remplit. Miss Soleil adore jouer avec les machines à scanner les produits qui se cachent dans certaines allées.

Nous partons à la recherche de l'une d'elles. Ce faisant, je fais d'une pierre deux coups, et peut-être même trois!

Tandis qu'elle s'amuse à scanner les produits de notre caddie, l'on compte et l'on gère. On pratique l'acte de choisir. Elle a l'impression de jouer à la caissière et sans vraiment s'en rendre compte, elle calcule et apprend à faire des choix selon un budget précis. Cela me plait!

C'est ainsi que je profite de ma mission #20ansWalmart pour éduquer ma puce sur ces petites choses de la vie. Ces petites choses de la vie auxquelles doivent tant penser les grands...

Alors que l'on se remet les comptes à l'heure, Miss Soleil aperçoit une rangée de livres en spéciaux. Les titres de la bibliothèque rose et verte ne ressemblent en rien à ceux de mon enfance mais le plaisir de lire reste le même. Je suis heureuse qu'elle le possède. Elle me demande conseil et l'on finit par choisir deux titres précis. Arrive le temps d'aller à la caisse.


On est pas mal fières de nous lorsque notre total atteint 99.87$.  Avec 23 articles en mon caddie, j'ai déniché de quoi occuper ma puce durant ces moments d'ennuis estivaux, j'ai nourri l'inspiration de mon cocktail à venir, j'ai ramené des fleurs et de quoi trucider mes pucerons. Mission accomplie!

Il faudrait bien que j'arrive à pondre ce texte qui me trotte dans la tête depuis des jours, en lien avec les camps et l'ennui. Un sujet qui fait parler bien des langues cet été. Cette séance de magasinage marque d'ailleurs la dernière journée des deux semaines de camp de la puce. Mais c'est une autre histoire à raconter...

lundi, juillet 21, 2014

Prendre les airs...

Lorsqu'un drôle d'oiseau vient faire un tour de lac et réveille un vieux fantasme...


vendredi, juillet 18, 2014

File le temps...



En voiture avec Miss Soleil:
Moi: À ton prochain anniversaire tu vas avoir neuf ans. Ce sera la dernière année avant d'être un chiffre à deux nombres...
Pensive, elle regarde la route qui défile par sa fenêtre. Elle médite quelques secondes avant de me répondre en un souffle attristé:
- Ça va trop vite, je voudrais rester petite plus longtemps....
Comme quoi y'a pas que les parents qui trouvent que les enfants grandissent vite!

mardi, juillet 15, 2014

De la Nouvelle Orléans à Québec en passant par la Baie de Fundy...

De la Louisiane au Nouveau Brunswick en passant par le Festival d'été, les semaines ont défilé à vitesse grand V. Miss Soleil a fini avec brio une autre année de primaire. L'été est venu nous changer les idées en coin de lac. À nous la plage et les pique-niques sur sable chaud!

Bref, je n'ai pas blogué!

En juin, j'ai inspiré la Louisiane avec cœur. J'ai toujours voulu aller voir la Louisiane. Depuis aussi longtemps que je m'en souvienne. Et je n'ai pas été déçue! Aller faire un tour de bayou, explorer la culture cajun, naviguer les marécages, voir quelques alligators et se faire envouter par la Nouvelle Orléans.

Entraînée en un voyage de presse où chaque jour comptait pour trois, j'ai parcouru Lake Charles, Lafayette et la Nouvelle Orléans en un marathon d'activités et de saveurs. Quel caractère et quelles richesses humaines recèle la Louisiane!

J'ai aussi enquêté sur la présence du français. J'ai enrichi mes connaissances et je suis rentrée au Québec avec une nouvelle perspective de la francophonie américaine dans laquelle je baigne. Maintenant il ne me reste plus qu'à trier mes photos et à rédiger...


Revenue à temps pour fêter la St. Jean, j'ai bouclé un article techno avant de reprendre la route avec homme et enfant pour un reportage dans la baie de Fundy.

Nous y avons découvert une adorable ville à l'orée du Maine qui se révèle une excellente destination familiale. À suivre dans les prochaines semaines sur le Huffington Post Québec...


Du coup, j'ai pas mal raté le Festival d'été. Avec un pincement au cœur. Après tant d'années à le bloguer et lui donner de mon âme, difficile de ne pas en manquer l'énergie. Mais c'est aussi l'occasion de me ressourcer. De prendre une pause. Pour mieux l'apprécier l'été prochain....

Enfin pas tant raté que cela car j'ai quand même été voir Soundgarden sur les Plaines. Je m'en suis même prise plein les oreilles. Le son, incroyablement for,t m'a traversé le corps et a fait rejaillir les souvenirs de ce temps où j'avais 20 ans. Mes années grunge sont remontées à la surface de ma peau...

J'adore l’énergie de la ville de Québec durant le Festival. Et Miss Soleil n'envisage pas un été sans aller y faire un tour! Le Festival d'été fait définitivement partie du tissu de son enfance. Nous avons aussi attrapé La Centaurée sur la rue Cartier et fait un tour de la Place de la Famille...

En écoutant Jill Barber du coté de la place d'Youville, j'ai ressenti le même type de vibrations qu'en parcourant la Nouvelle Orléans. Tout comme j'avais ressenti des vibrations de Québec en me promenant dans le "French Quarter".

Si Québec n'a pas la passion musicale de la Nouvelle Orléans, elle en possède l'affection. Et si la Nouvelle Orléans n'a pas la passion francophone de Québec, elle en possède sûrement l'affection. Étrange parallèle qui me saute à l'esprit alors que la voix suave de Jill Barber enrobe la foule qui se met à danser joyeusement entre deux averses de pluie...­ 

vendredi, juillet 11, 2014

De fraises et de betteraves...

De passage aux Bermudes cet hiver, en un délicieux petit déjeuner au Fairmont Southampton, j'ai gouté à un smoothie avec une touche de betterave qui m'a fait tripper.

Moi qui n'avait jamais aimé la betterave, j'ai changé d'avis entre deux palmiers. Il aura fallu que je vive 40 ans (et que je mette les pieds aux Bermudes) pour accepter la betterave en ma vie!

Cet été, j'ajoute donc de la betterave à mes smoothies aux fruits. Au grand désarroi de ma puce et sous l’œil perplexe de l'homme.

Tout est dans l'équilibre des saveurs. Mieux vaut débuter avec un faible ratio de betterave versus fruits. À noter qu'un smoothie fraise/betterave est surprenant de saveur estivale...

Rappelons que la betterave fait partie de ces aliments santé aux maintes vertus. Sans compter qu'elle te colore ton smoothie comme c'est pas permis! En y ajoutant plus de fruits rouges, la couleur s’atténue... et le gout aussi...

Attention visiteur égaré, si tu foules mon patio, tu risques de te retrouver avec un smoothie princesse nucléaire à déguster au soleil!

mardi, mai 27, 2014

Un mercredi soir avec Morcheeba

J'adore le trip-hop. Impossible de ne pas succomber à la tentation de Morcheeba à Québec!

Une soirée volée au quotidien où l'on profite de la présence des grands-parents paternels de Miss Soleil pour une sortie spontanée. Le plaisir de se retrouver place d'Youville comme si l'on avait 20 ans...

Il y a de ces concerts qui forment une bulle musicale où l'on flotte de bonheur. Ce show fut de ceux là. De ces shows qui, non seulement, offrent les chansons que l'on attend mais qui les délivrent à la perfection...

Un spectacle où le public a une place privilégiée. À se sentir choyé. Entre deux rappels, la chanteuse laisse le micro à un homme amoureux qui en profite pour faire déclaration et demande en mariage. De quoi finir la soirée sur une note romantique dans une salle qui n'en manque pas!

Complètement séduite par Skye Edwards, en robe à plumes blanches et talons vertigineux, je savoure le moment présent. Je laisse onduler ma crinière fauve en toute liberté. Y'a rien comme une bonne transe musicale pour se ravigoter les idées!

Skye dégage une énergie qui me réénergise. Envoûtée par sa voix et les rythmes de ces chansons que j'affectionne, je plane...


mercredi, mai 14, 2014

Des libertés furtives s'échappent sur les réseaux sociaux...

J'avoue un certain malaise lorsqu'il est question de femmes voilées. J'entends toujours le même refrain : c'est un choix personnel, elles sont libres de choisir, il ne faut pas juger, etc. Je n'y crois qu'à moitié. Ici, au Canada, c'est certainement le cas mais pas ailleurs (en Iran notamment). Ici, c'est un choix que je respecte mais ailleurs c'est une condition qui me blesse l'être féminin.

Avec ce groupe Facebook et ce hashtag #mystealthyfreedom, devenu viral ces derniers jours, l'on découvre l'autre coté de la médaille. Ce coté obscur qui génère mon malaise intérieur.  Cette initiative, qui se déroule via les réseaux sociaux, me remplit de joie et de peine. Est-ce que les réseaux sociaux ont assez de pouvoir pour sensibiliser le monde à ces injustices qui nous perturbent l'esprit? Pour en changer le cours des choses?

Là, des femmes d'Iran se découvrent le temps d'une photo (ou témoignent d'un moment volé). Elles s'affranchissent. Elles effectuent un geste de liberté furtive qu'elles partagent avec le monde entier. J'en admire la rébellion pacifique. J'admire, je respecte et j'encourage...

https://www.facebook.com/StealthyFreedom/photos/a.859102224103873.1073741828.858832800797482/866044470076315/?type=1&theater
Je lis les légendes qui accompagnent les photos et mon cœur se serre. Ce texte-ci me touche particulièrement:  "Hijab has not ever been what I have chosen. I am a woman... and my lungs consume as much air as yours do! And I must be able to enjoy it as much as you do! you know..? It is painful that I shall not be free so that you will not sin! It is painful that you notice my body shape more than my mind! And that I have to be covered so that your weak faith does not break! It is painful that you only appear to be open-minded toward other girls and women (and not toward your own women) ; and when it comes to your mother or sister you suddenly become intolerant"

Traduction libre: "Je n'ai jamais choisi l'Hijab. Je suis une femme... et mes poumons consomment autant d'air que les vôtres. Je devrais pouvoir en profiter autant que vous. Il m'est douloureux de savoir que je ne peux être libre afin que vous ne péchiez point. Il m'est douloureux de savoir que vous remarquez la forme de mon corps plus que celle de mon esprit. Et que je doive me couvrir afin que votre faible foi ne brise pas. Il m'est douloureux de voir que vous n'êtes ouvert d'esprit que lorsqu'il est question des autres femmes mais pas des vôtres et que lorsqu'il est question de votre mère ou de votre sœur vous deveniez soudainement si intolérants."

Impuissante mais consciente. Une révolte gronde en mes œstrogènes. Ces femmes se battent pour une liberté qui m'est acquise. Et je rêve de ce jour où toutes les femmes du monde seraient libres d'être elles-même... tout comme je peux l'être aujourd'hui.

mardi, mai 13, 2014

L'être mère et l'inconfort d'être étiquetée...

Être mère. Je me pose rarement la question à savoir quel type de mère je suis. Je suis mère. Cela me suffit. N'est-ce pas assez?

Je n'aime pas accrocher une étiquette à ma condition maternelle. À mes sens, être mère est une aventure  pas une catégorie...

Souvent je me dis que je ne dois pas être normale à ne ressentir aucune pression ou angoisse à être mère parfaite. Sachant que la perfection n'existe pas sur Terre, croire que je doive être parfaite ne me vient pas à l'esprit. Call me crazy!

Je suis obligatoirement une mère imparfaite puisque je suis humaine et que je vis sur Terre. Cela va de soi non?

Détachée de ces règles de l'art maternel qui semblent peser sur beaucoup, je conçois mes propres règles sans trop me soucier des autres. Je me soucie juste d'elle.

Je sais que je vis une expérience unique avec ma fille. Tout comme je sais qu'être mère, c'est universel.

Mères de ce monde, on vit les mêmes émotions en différents contextes selon le spectre de nos différentes personnalités. Doit-on obligatoirement s'identifier à une certaine catégorie?

Être mère s'inscrit au cœur de mon humanité. Je ne me pose guère de questions sur comment je suis. Mais je me pose plein de question sur comment elle est. Sur ce que nous sommes...

Je pense à elle d'abord. À moi ensuite. Il paraît que c'est mal. Je m'en fous. Plus elle grandit et plus je peux penser à moi. J'ai conscience qu'il me faut trouver un équilibre entre mère et femme. Et je sais qu'un jour, elle sera adulte et je pourrai ne penser qu'à moi. Je retrouverai cette entière liberté que j'ai pu sacrifier aux diktats de l'enfance.

Quand on met un enfant au monde, on gagne le droit de l'élever. C'est ce que me frappe le plus de mon état de mère, cette responsabilité que j'ai d'élever un être humain. Et, en élevant l'enfant on s'élève soi-même...

Depuis qu'elle est née, je ressens cette sensation diffuse que l'on a aucune prise sur le futur si ce n'est celui d'élever nos enfants. Ils sont le futur. Élever un enfant, c'est façonner un brin de futur.

Le pouvoir d'un parent est grand. Il peut détruire autant qu'il peut soutenir, saboter autant qu'il peut encourager. Et quoi qu'il fasse, sa présence marquera à vie l'enfant qui deviendra grand. Être mère, être père, c'est la même galère, ou la même victoire...

J'ai vu de trop près la mort trois jours après sa naissance. Cette expérience imprègne mes émotions maternelles. Quoi qu'il arrive, je suis reconnaissance de pouvoir la voir grandir. Ceci fait que je n'arrive pas à me plaindre de mon état de mère. Je me trouve plutôt chanceuse de pouvoir vivre toutes ces étapes d'enfance...

Même quand c'est difficile, même quand je suis à bout de nerfs, à bout de souffle, même quand la fatigue me noie, je suis reconnaissante d'être là, avec elle. Contente de la connaître et de la voir grandir. Contente de partager des moments présents avec elle.

Lorsque ma santé me fait la vie dure, c'est grâce à elle que j'ai envie de vivre et de vieillir. Être mère me donne la force d'avancer, le courage de ne pas lâcher. Ce devoir d'accompagnement d'enfance que je ressens est puissant, il m'entraîne.

L'aventure maternelle est pleine d'épreuves et d'obstacles, elle est aussi remplie d'apprentissages, de compréhensions et de réalisations. Elle élève l'âme en d'autres dimensions. Elle bouleverse le cœur de multiples façons.

Je ne sais pas quel type de mère que je suis. Je sais qu'elle est ma fille et que c'est tout ce qui compte. Je sais que je peux contribuer ou nuire à sa vie. Je sais qu'elle peut m’exploser le cœur de joie ou me le briser en mille morceaux. Je sais qu'elle compte sur moi pour bien grandir. Je sais qu'elle a confiance en moi.

Je sais que je veux utiliser mon pouvoir de mère pour l'aider à atteindre son plein potentiel. Je sais que pour y arriver je ne dois pas tant parler qu'agir. Je dois être plutôt que prêcher. Je dois garder l'esprit ouvert et les neurones aiguisés tout en l'aimant sans condition. Ainsi je sais que je suis maman...

Et comme je suis maman, me voilà concernée par cette troisième édition du concours Maman de l’année par Walmart Canada!

Même si je n'aime pas les concours, les votes et tout le tralala, je ne peux qu'être touchée par l'initiative de vouloir célébrer et récompenser les mamans qui nous entourent.

Ce concours rendra hommage à six mamans qui se verront offrir 10 000 $ pour elle-même et 10 000 $ pour l’organisme de bienfaisance ou la cause de son choix. Les finalistes qui ne seront pas gagnantes d’un prix Maman de l’année recevront 500 $ pour elles-mêmes et 500 $ pour l’organisme de bienfaisance de leur choix.

Ce concours commence avec un système de nominations. Si vous connaissez une maman qui vous inspire vous pouvez la nominer ici. 

Les nominations se poursuivront jusqu'au 23 mai. Toute maman, quelque type qu'elle soit (ou pas) sera certainement émue d'être nominée et si gagnante, bienheureuse de renflouer son compte en banque tout en donnant au suivant!

À quel âge peut-on commencer à bloguer?

Quand le bleu du ciel rejoint le bleu du lac, délivré de ses glaces, j'ai toujours la subtile sensation de changer de pays.

On change nos habitudes quotidiennes, on range l'hiver au placard et on se prépare à une nouvelle vie. Une vie où reviennent les odeurs puis les couleurs.

On accueille les premières fleurs avec bonheur. Et chaque bourgeon est signe de temps meilleurs.

Ah! Que l'hiver fut rude! Mais il est passé, disparu. Et mieux vaut l'oublier au plus vite. Oublier la neige et le frette. Se concentrer sur le présent.

Au présent, il y a l'enfance qui grandit. L'enfance qui lit et qui écrit. Miss Soleil veut écrire des textes inspirés des photos de sa vie. Sans en avoir vraiment conscience, Miss Soleil veut bloguer!

De bébé blogué à fillette blogueuse j'imagine qu'il n'y a qu'un pas...

Alors que je médite sur son éducation numérique, elle intègre Internet au quotidien avec une facilité qui me fascine. Je lui explique que tout n'est pas si simple que cela en a l'air (sans pour autant désirer briser son élan). Mais comment encadrer l'élan? Tel est mon présent dilemme.

Son père n'est pas super ouvert au concept mais il a confiance en mes connaissances. On en discute ensemble et avec elle. Manifestement elle a assimilé assez de théorie numérique pour vouloir en pratiquer la chose, il nous faut donc l'encourager. La guider. Et l'encadrer...

Même si je la prépare aux dangers que l'on retrouve sur le Web tout comme je la prépare aux dangers du monde réel, je m'inquiète. Son désir de communiquer avec le monde par Internet (comme elle me voit le faire depuis toujours) est fort. Elle comprend parfaitement le fonctionnement de la chose. En un sens après avoir compris le principe, il est naturel qu'elle ressente l'envie d'explorer.

Elle veut écrire des textes avec des photos et les mettre sur Internet. Et peut-être que si elle fait ça bien, on lui proposera aussi des petits voyages, pas loin, genre à Wendake, m'explique-t-elle. Je reste bouche bée. Elle comprend aussi très bien le concept du voyage de presse!

Sidérée de la voir grandir si vite. Fière de la voir si bien grandir. Et inquiète. Inquiète des revers du monde humain...

Nous continuons à en discuter en long et en travers. Je la trouve encore trop petite pour Instagram. L'un de ses petits plaisirs virtuels est de parcourir mon fil Instagram et de "liker" les images qui lui plaisent. Cela nous donne l'occasion de parler créativité numérique. En cette utilisation, j'ai confiance en elle.

Cet hiver, j'ai réalisé qu'elle allait aussi se balader sur mon fil Facebook. J'en ai réalisé toute l'aventure quand j'ai vu popper des "likes" que je n'avais pas mis et apparaître des amis que je n'avais pas invités! Ce qui fut l'occasion d'une grande discussion sur la responsabilité numérique. Une discussion assez sérieuse pour lui couper l'envie de s'y aventurer de nouveau!

Elle me dit maintenant qu'elle veut écrire des textes. Quand une enfant de huit ans exprime le désir d'écrire des textes, en brimer l'élan est un crime. J'en discute longuement avec elle et pour tester sa volonté, je lui demande de m'écrire un texte. Un vrai.

L'une de mes photos prise en ville l'inspire, elle a une piste. Je la vois errer dans l'inconnu. Je réponds à ses questions tout en essayant de guider ses réflexions. Je lui donne la première phrase et je la laisse aller. Si elle veut vraiment écrire des textes, elle doit les écrire elle-même.

Elle me dit aussi qu'elle veut avoir des "j'aime" (influence culturelle de Facebook) et des commentaires. Qu'elle veut savoir ce que les gens pensent de ses textes et de ses photos...

On effleure ici l'un des multiples dangers de la chose. Je lui explique alors que je refuserai de lui ouvrir un espace sur Internet si c'est ce qui la motive. La motivation doit venir d'une envie intérieure de créer et de partager, pas de plaire à tout prix. Les "likes" sont un bonus, pas une raison. Je dois être certaine qu'elle en comprend le principe avant d'aller plus loin.

Je lui parle des prédateurs. Sans oublier de préciser qu'en mettant un texte sur Internet elle s'expose à la critique. Il y aura aussi des gens qui n'aimeront pas ce qu'elle fait. Elle me répond avec une certaine lassitude qui m'amuse, avec ce petit air blasé de la fille qui se répète...

- Je sais maman, je comprends. On en a déjà parlé plein de fois. Mais c'est pas grave. Cela me dérange pas si les gens ils aiment pas. C'est pareil que quand je mets des cœurs sur Instagram. Y'a des photos que j'aime et d'autres que j'aime pas. Ça fait rien. Si je mets des photos c'est normal que y'a des gens qui aiment et d'autres qui aiment pas!

Elle me revient ensuite avec un texte d'environ 500 mots, écrit à la main, dans son cahier de brouillons.

Impressionnée par la pertinence et la structure de celui-ci, il m'est impossible de ne pas lui ouvrir une porte sur le Web.

Miss Soleil veut bloguer et je crois qu'elle est prête. OMG!

J'hésite entre Tumblr ou Blogspot. J'hésite. Je frissonne. Je raisonne mes peurs. Comment lui ouvrir un blogue sans trop l'exposer? Je ne connais pas beaucoup de fillettes de huit ans qui bloguent! En connaissez-vous?

Par quel bout prendre la chose?

Dans un sens, je préfère qu'elle fasse ses premiers pas sur la Toile à mes côtés plutôt qu'elle y soit garochée à l'aube adolescente sans autre forme de procès. Je vois beaucoup d'ados sans guides ni repères qui s'égarent sur le Web...

Si elle capable de bloguer (sous mon aile) du haut de ses huit ans, je me dois de l'encourager n'est-ce pas?