lundi, août 17, 2015

Lorsque j'ai pondu ma fille. J'ai pondu celle qu'il aimera plus fort qu'il peut m'aimer.

Je l'ai su dès la première seconde où il l'a pris en ses bras, à peine sortie de mon ventre...

Une jeune femme avec qui nous avons passé une cool soirée les observe du coin de l’œil. Elle est émue.

Elle se rappelle alors à son papa et à l'amour qu'elle a vécu et vit encore avec lui.

Elle raconte son histoire à l'homme qui s'émeut et elle conclut en lui disant: "Profite en bien maintenant car après c'est différent! Et ça ne revient jamais comme c'est maintenant".

Des paroles qui ne sont pas tombées dans l'oreille d'un sourd. Le papa en question a d'ailleurs toute une philosophie sur le fait qu'il la portera en ses bras aussi longtemps qu'il le pourra. Leur amour est si fort qu'il m'hypnotise. Je me lasse pas de les croquer sur le vif.

Je sais que certaines mères peuvent jalouser cette affection entre un père et leur fille. Mais quel dommage de laisser le cœur prendre cette voie empoisonnée lorsque l'on peut s'en nourrir l'esprit meurtri! Cet amour qui m'hypnotise peut me mettre en pleine face ce que je n'ai jamais eu ni connu.

C'est plutôt par là que parfois mon cœur se débat. Mais j'en contrôle toujours les serrements en me rappelant que je fais maintenant partie de cette équation sentimentale. L'amour est guérisseur lorsqu'on lui en donne la chance... et qu'on travaille fort à maîtriser les méandres de l'esprit.

L'amour d'une père à une fille ne sera jamais quelque chose que je connaîtrai personnellement mais je suis heureuse de le percevoir à travers ma fille. J'ai souvent dû subir les jalousies de ma mère aux émotions aussi instables que l'esprit et le coeur. Je refuse de revivre ces sentiments là avec ma fille. Avec ma fille, je choisis la voie de la guérison.

Leur amour est un baume à mes peines d'enfance qu'il cicatrise...

Étudier l'amour père/fille au quotidien...

jeudi, août 13, 2015

Il y a de ces invitations qui tombent à pic.

Celle que je reçois cette semaine, gracieuseté de la financière Sun Life qui sponsorise le labyrinthe géant d'Expo Québec, m'emballe carrément...

J'y découvre non seulement l'occasion d'assister à la cérémonie d'ouverture d'Expo Québec en famille mais aussi l’opportunité d'aller boire un cocktail dans les airs. J'adore!

Avec cette invitation vient aussi la possibilité d'assister au concert de Wyclef! Irrésistible. Bref, j'accepte l'invitation sans l'ombre d'une hésitation...

J'apprends que l'on pourra aller boire un cocktail au 7ième ciel même accompagnés d'enfants. Ce qui me surprend un peu et me fait d'autant plus tripper!

Les enfants n'auront qu'à boire un jus d'orange tandis que je surmonterai mon vertige avec un Mojito! Car pour y arriver, je devrais dépasser mes vertiges et ma peur du vide. Mais c'est justement là où réside tout le piment de l'aventure!

Ne dis-t-on pas que la magie se trouve lorsque l'on sort de sa zone de confort?

Ce concept de s'envoler les papilles en l'air m'a toujours attirée, intriguée, fascinée. À Expo Québec, on parle de boire un cocktail à 50 mètres au dessus du sol (plutôt que de manger un repas de chef) avec la montée du bar nommé le 7ième ciel. C'est presque pareil que de manger dans les airs et je capote!

Marième et Miss Soleil dans les coulisses
du Théâtre St-Denis en mars dernier
durant l’événement WeDay
Sans compter que ma puce saute de joie à l'idée de revoir Marième sur scène durant la première partie du spectacle de Wyclef .

Mentionnons que j'ai un gros faible pour cet artiste haïtien que j'avais adoré voir au Festival d'été, il y a tant d'années...

Une nouvelle qui la rend folle de joie. La puce saute sur le lit. Sa joie est contagieuse, je n'y résiste pas! Chez nous, on aime Marième...

Elle adore cette chanteuse qu'elle a rencontré personnellement dans les coulisses de #WeDay et dont elle connait cette chanson par cœur qu'elle se met à chanter à tue-tête.

Alors que la joie la rend folle, mon coeur sourit. Une cool journée en perspective. Une journée où je partagerai sensations et impressions en temps réel via Twitter et Instagram via le mot clic #ExpoQuébec

Espérons maintenant que la météo grognonne nous sera clémente.. #lifegoeson

Un gros merci d'avance à la Financière Sun Life pour nous permettre de nous changer les idées tout en partageant le bonheur d'une belle journée à Expo Québec!







Expo Québec, nous voilà!

Alors que je recommençais à travailler mes piges et que je reprenais un rythme de blogue pertinent à mes sens (après une longue période médicalement difficile qui m'a fait énormément grandir), dans l'inspiration de #Parentem et le Festival d'été, heureuse je suis de reprendre du service numérique. Et voilà que me tombe une grosse tuile sur la tête. Ou plutôt dans le bras! Sonnée la mère!


Tandis que je participe à l'émission de radio Les Trolleuses à Montréal, bien installée derrière mon micro, je découvre une boule de la taille d'une bille d'un mon bras. Mon coeur bat un peu plus fort. Mon esprit joue une minute au hamster dans sa roue.

Déstabilisée, la première pensée qui me vient est: "Ah non! Je ne veux pas apprendre un truc médical dont je n'ai jamais entendu parler! Mais voyons, c'est quoi cette boule?!? Elle ne peut être là depuis longtemps! Je l'aurais remarqué! Non. Arrête. N'y pense pas! C'est pas le temps! Lâche prise!"

Je me reconcentre sur la chronique de Patrick White à mes côtés et j'essaie de ne plus y penser.

Durant la soirée qui suit, au cours d'un sympathique barbecue, je montre la boule/bille à mon amie. Et je fais tout mon possible pour ne pas trop m'inquiéter. Je passe une belle soirée qui m'aide à ne pas y penser...

Le lendemain matin, par exemple, impossible de ne pas y penser, la boule est maintenant de la taille d'une balle de golf et commence à faire mal dans le bras. Je sais que je vais devoir aller faire consulter cette chose en rentrant à Québec.

Je reprends la route de la maison, au volant d'une étonnante auto qui se conduit toute seule, ou presque...

En quelques jours à peine et près de 500 kilomètres, l'Acura RDX a définitivement contribuer à élargir mes horizons
en ce qui concerne les voitures intelligentes!


Durant une petite semaine j'ai testé l'Acura RDX et j'avoue que son intelligence automobile m'a fascinée. Ce fut d'ailleurs le sujet de ma chronique radio chez les Trolleuses sur CIBL, 101.5. 

Je dois repartir le lendemain pour le Saguenay. Invitée au Festival International des arts de la Marionnette à Saguenay. Une chambre d'hôtel m'attend et j'ai très hâte de découvrir ce festival, en famille, et de continuer l'évaluation de cette surprenante voiture...

Mais avant de reprendre la route, je dois m'occuper de cette boule en mon bras. Une boule qui commence à faire bien mal. Je prends donc le parti d'aller à l'urgence de St-Sacrement. Espérant ne pas attendre trop longtemps. Espérant avoir juste besoin d'une dose d'antibiotiques pour continuer mon été comme prévu.

Malheureusement, je ne sais pas encore que mes jours s'apprêtent à prendre un tournant inattendu!

En ce jeudi soir de juillet, où je passe les portes de l'urgence. Je ne sais pas encore que c'est les portes de l'enfer qui s'ouvrent...

Aller là où ne l'on veut pas aller. 
Ne pas avoir le choix d’affronter le défi imposé... 
Hopital St-Sacrement, fin juillet2015

Je ne sais pas que je plonge dans quinze jours d'horreur hospitalier où je passerai quinze jours à lutter pour sauver mon bras. Quinze jours qui se déroulent comme un cauchemar. Un cauchemar trop souvent éveillé qui me verra passer par les urgences de trois hôpitaux et finir, en urgence, au bloc opératoire pour une faire exciser une rare tumeur qui a la drôle d'idée de nécroser.

Pour résumer, j'ai développé en 24 heures une tumeur ultra rare, normalement bénigne, méchante de par les innommables douleurs qu'elle enclenche. Une tumeur que développe 0.01% de la population.

Une tumeur qui se compose de gras et de vaisseaux sanguins et qui, dans mon cas particulier, décide de se nécroser sur place. Évidement, cette tumeur rare a un comportement atypique.

Cet objet non identifié, durant une première semaine prisonnière du cycle horrible des urgences, et ensuite identifié comme un angiolipome atypique durant une autre semaine d'hospitalisation à l'Enfant-Jésus m'aura fait traverser l'enfer.

Physiquement de par nature. Psychologiquement de par la manière dont le système de santé m'a traitée. Jamais je n'aurais pensé être un jour si maltraitée au Québec. J'en suis encore flabergastée.

Présentement je digère. Mais plus tard, j'espère pouvoir témoigner de cette désastreuse expérience et dénoncer. Car ce que j'ai vécu en ces quinze jours est indigne de cette société dans laquelle je vis et pour qui j'ai de l'affection.

Je vis depuis 28 ans au Québec. J'ai fini de grandir au Québec. J'ai aimé le Québec comme on peut aimer un parent adoptif qui nous prend sous son aile bienveillante. Mais durant ces quinze jours hospitalisée, j'ai pour la première fois de ma vie, eu honte du Québec. Et je me sentie bien abusée par ce parent que j'aimais tant...

Après plus de dix jours prisonnière du système hospitalier inhospitalier, sentir son système nerveux en arracher...
Service de médecine interne à l’hôpital de l'Enfant Jésus. Fin juillet 2015

J'avais évidement entendu parler de combien le système de santé québécois était détraqué mais j'ai pu si bien y goûter en cette expérience que j'en suis aujourd'hui traumatisée. J'ai appris combien avoir une pathologie rare peut se révéler une horrible expérience lorsqu'il vient le temps d'essayer de se faire soigner.

En ces quinze jours à essayer de me faire soigner, j'ai été si déshumanisée que j'ai cru, par deux fois y perdre la boule! J'ai été bien opérée mais si mal soignée. Une semaine après ma chirurgie, je reprends petit à petit mes esprits.

De retour à la maison, libérée, comme une fauve sauvage moins de 24 heures après ma chirurgie, avec une pression artérielle au dessus de 200, je retrouve mes repères existentiels et je me rappelle que je suis humaine.

Ce périple médical aura fait dérailler mon été et m'aura offert une sacré prise de conscience. Une prise de conscience que je suis encore en train de digérer.

En cette mésaventure médicale, j'ai partagé régulièrement via Facebook et Instagram afin de garder une trace de tout cela en ma mémoire. J'ai apprécié le soutien moral virtuel qui en a résulté. Ce soutien humain, invisible, m'a aidé à tenir le choc des jours qui n'en finissaient plus de vouloir m'abattre.

Alors que je repense à bloguer, de loin, sans m'y forcer. Pour me désennuyer de ce repos forcé, je profite du temps qui se perd entre deux pilules de Dilaudid pour répondre aux commentaires sur Instagram.

Après avoir été stimulée à instagrammer par une copine virtuelle (via Facebook) que j'apprécie depuis plusieurs années, je me dérouille les idées. Sans jamais l'avoir rencontrée au réel, je réalise que je la considère comme une cyber-amie.

Je m'applique donc à répondre à ces dizaines de commentaires déposés au cours des quinze jours où j'étais hospitalisée. Cela me reconnecte avec moi-même. Tout en notant que jamais on n'avait tant personnellement commenté en mon fil Instagram. Enfin jamais je n'avais utilisé mon fil Instagram de manière si personnelle!

C'est toujours une question pratico-pratique en fait. À l'hôpital, Instagram s'est révélée l'App la plus pratique pour documenter l'enfer de mes heures et garder un lien avec l'extérieur.

Et puis, une abonnée, qui m'a laissé tout plein de petits mots gentils durant mon hospitalisation, m'avoue qu'elle me lit depuis dix ans et que c'est grâce à moi si elle a ouvert son propre blogue. En son coeur, je suis une cyber-amie. Je ne me souviens pas l'avoir jamais vu commenter sur mon blogue mais cela me touche profondément.

En notre nouveau monde connecté, on se lie les humanités de par nos réalités partagées et on se découvre toutes sortes d'amitiés. En ces nouvelles façons de communiquer naissent de nouvelles façons de "relationner" et j'adore en explorer le principe...

Ce lac qui me ressource, m'apaise et m'aide à mieux vieillir... Début août 2015

Lorsque j'ai commencé à bloguer, par discipline d'écriture, il y a plus de douze ans, je ne m'attendais pas au côté social de la chose.

Mais chaque personne rencontrée au réel par mon blogue s'est révélée une personne de qualité dont j'ai apprécié faire la connaissance. Ce sont des connaissances qui ont enrichit ma vie.

Au fil des années j'ai même développé une confiance du principe car je sais que ceux qui sont fidèles à mes mots partagés ici, année après année, me connaissent intimement et m'apprécient réellement.

D'ailleurs plusieurs de mes amies chères aujourd'hui, au réel,sont arrivées en ma vie par le biais de ce blogue.

Ensuite sont venus les réseaux sociaux mais c'est une autre histoire. Et rendu là, j'avais si bien compris le social de la chose que ce fut facile à apprivoiser.

Les réseaux sociaux et mes problèmes de santé ont aspirés plusieurs de mes habitudes bloguesques mais cet endroit reste ma première maison virtuelle.

Je ne blogue jamais pour être aimée mais c'est ce que je récolte. Cela me fascine. Mais je ne veux pour autant y attacher plus d'importance que j'en attache au principe même de bloguer. Celui d'écrire et d'archiver.

J'entends souvent d'autres blogueuses courir après la popularité numérique mais ce principe me laisse de glace. Elles se demandent quoi et comment bloguer pour attirer. Cela ne me parle pas. Je réalise que je blogue par besoin d'écriture et non par besoin de célébrité.

Tournée de presse familiale pour découvrir le Saguenay. Cap Jaseux. Juin 2015

Je blogue pour laisser ma plume s'envoler en liberté. Je blogue pour laisser libre cours à mes créativités. Je blogue comme j'en ai envie selon mes envies.

Si cela plait, tant mieux, si cela ne plaît pas, tant pis. Si ceux qui me lisent ont le goût de partager mes écrits ou mes photos, tant mieux, sinon tant pis! Je me fous des algorithmes divers et des analyses de popularité. Les stratégies de marketing ne m’intéressent pas. Tout cela n'influence en rien mes blogueries...

Retrouver "mon lac" 
quelques jours après ma chirurgie.
Je blogue par amour de ma langue maternelle, par souci d'authenticité humaine, par inspirations partagées.

Je blogue pour archiver le présent qui s'efface, pour laisser une trace à ma fille. Pour partager mon humanité, en toute vérité.

Au fil des années, j'ai laissé le fil de ma vie guider mes blogueries avec toujours le même souci d'honnêteté.

Si j'accepte certains partenariats, je refuse les publicités. Et je n'en fais qu'à ma tête...

Et maintenant que je retrouve ma tête et ses esprits, après quinze jours en enfer, je retrouve aussi l'envie de bloguer. L'envie toute simple de laisser couler les mots, sans m'y casser la tête...

Quand l'été déraille...

jeudi, juillet 16, 2015

Revenir à 1:30 du matin du show des Stones qui s'est terminé à l'heure où le carrosse de Cendrillon redevient citrouille...

Après avoir marché 25 minutes en des vagues humaines pour retrouver mon char et après avoir été prise 40 minutes dans le trafic nocturne de fin de show, je retrouve mon coin de nature silencieux. Mais quel show! Définitivement en mon top 5 des meilleurs shows en cette vie.

Repartons du début. Après être sortie du studio de CKRL et que l'homme ait repris l'enfant, je me suis dirigée en direction de Plaines. J'ai tourné au moins 30 minutes avant de trouver une place où me garer, raisonnablement loin...

J'arrive à la tombée de la nuit et les Plaines débordent déjà. Beaucoup campent même à l'arrière de la scène. Les collines se bondent...



Si j'en crois le brouhaha de fond qui fait résonner l'horizon, les Plaines sont pleines et il n'est même pas neuf heures!




Je souffle un souhait à l'univers pour que tous mes amis soient rentrés sur le site. Comme je vis l'expérience en solo, libre comme l'air, je me dirige, d'un pas léger, vers la section VIP en humant l'air du temps. Un air qui enivre déjà.

La zone VIP est plus bondée qu'à l'habitude. À part pour Metallica, c'est rarement si bondé. On y est tout de même pas serré comme des sardines. Mais une fois sa place de prédilection trouvée mieux vaut ne pas trop bouger si on veut la garder...


Quand les Plaines se font emballées par les Stones...

Arrive Mick Jagger sur scène, arrière grand-père de son état, comme on l'a mentionné quelques heures auparavant sur les ondes de Parentem.

Dès les premières minutes du concert, une petite voix me chuchote entre deux pensées:

- Mais quelle est donc cette sexyness féline de cette bête de scène?

La jeunesse que je perçois en ses mouvements me fascine. J'y perçois un zeste d'intemporalité. Un brin d'immortalité?


Ce qui est certain c'est que je n'ai jamais imaginé qu'un arrière grand-père pouvait se déhancher et sautiller de cette façon! Fait-il du yoga au quotidien pour se tenir si forme?

Mick change de chemises et de vestes au rythme des chansons qu'il habite avec perfection. Son jeu de scène n'a rien de mécanique ou machinal. Cela m'étonne après tant d'années à tourner.

J'y perçois le cœur et la passion qui élèvent les Stones en cette sphère quasi divine que l'on vénère en cette nuit étoilée. Keith Richard, le sourire charmeur et la cigarette au bec accompagne la voix de Jagger d'une guitare affûtée qui me caresse de l'intérieur.

Lorsque Mick gambade sur le devant de ce couloir de scène qui pénètre la foule, il se trouve à moins de dix mètres de moi et je peux voir les rides qui sculptent son visage et les muscles qui bougent sous la toile fine du tissu qui les recouvre. Je commence à me sentir fondre...


Même si l'on sent l'artiste rodé en Jagger, on le sent surtout en pleine possession de ses moyens, en pleine possession de sa voix, si peu altérée par les années et les excès accumulés. Ses contorsions et déambulations sur scène se marient avec la musique qui l'emporte. Je suis fascinée.

Il s'adresse principalement au public en français et c'est si adorable que je craque. Et puis, comment résister à lui donner notre cœur lorsqu'il lance à la foule:

- Est-ce qu'il y a du monde de Saguenay ici? Du monde de Trois Rivières?

Rodés mais ni mécaniques ni blasés #FEQSTONES

Lorsque Mick Jagger coure les cheveux dans le vent comme s'il avait 20 ans, je réalise que le temps n'existe plus. Je perçois le feu qui l'anime et qui fait de lui un homme sans âge.  Il possède une intemporelle félinité qui me flabergaste!

Il capture mon imagination en sa réalité. Il possède la coolitude du chat et une énergie qui envoûte. Si j'en crois la présence intemporelle des Stones sur scène, le temps n'a ni début ni fin...


Son énergie bondissante est quasi surnaturelle. J'observe ses pas qui semblent glisser, flotter, dans la musique et je me dis qu'il habite si bien cette musique qu'elle le porte.

Il se mue en elle et elle l’élève à l'état de semi Dieu. Je réalise que l'énergie enflammée de Mick Jagger est contagieuse, elle hypnotise.

À certains moments je me demande s'il est humain et à d'autre, j'ai l'impression de le voir virevolter comme s'il était un danseur étoile en plein ballet rock. Il n'y a pas photo, il brille comme une étoile qui est tombée sur les Plaines!


Mick Jagger fait preuve de présence et d'esprit avec la foule qui l'admire d'un seul mouvement.

Il complimente le monde présent avec une sincérité qui amuse lorsqu'il mentionne combien c'était une bataille pour venir ici ce soir sur les Plaines d'Abraham!

Il remercie le public d'être encore là pour eux. Quelques chansons plus tard, il lance à la nuit:

- Quel public fantastique. Chaleureux. Merci.

Toujours en français, avec cet accent trognon qui me renverse quelques œstrogènes, il raconte qu'ils sont venus pour la première fois au Québec en 1965. Il explique que c'est ce soir la treizième visite au Québec. Est-ce pour cela que c'est si magique?

Il ondule et subjugue 100 000 personnes tout en ne manquant pas d'être reconnaissant de ce fait. Et voilà que du coup, je me mets à onduler aussi...

Je suis si époustouflée de le voir si vaillant et fringuant que j'en perçois un mélange de passion et de résilience savamment conjuguée en une vie exceptionnelle. Me voilà inspirée, quasi transcendée.

Lorsqu'ils enchaînent Sympathy for the Devil, je suis vendue! Suis-je perdue ou retrouvée? Je ne sais plus. Mais je sais que je suis entièrement heureuse d'être là!


Une vidéo publiée par @etolane le




Mes 20 ans me reviennent en mémoire. Quand un pépé de son âge t'insuffle un tel souffle de jeunesse, que faire d'autre que de te laisser aller? S'il est capable de se démener comme un diable sous mes yeux interloqués, je peux bien danser un coup même si j'ai l'impression de ne plus avoir de jambes!

Après tout, à coté de lui, je suis toute jeune, j'étais même pas née en 1965! Et pourtant je suis sûre que Jagger bondissait déjà sur scène comme un beau diable avec le feu dans le sang..

La première fois que j'ai vu les Rolling Stones, c'était au Stade Olympique à Montréal, en décembre 1989, j'avais 16 ans pour un dernier mois. J'avais trouvé le son pourri et le groupe vieillot. J'avais trouvé ça bof.

Je connaissais alors peu leurs chansons que j'ai plutôt écouté par la suite. Tant d'années plus tard, je trouve que j'ai pas mal plus vieillit qu'eux!

Subjuguée par la félinité intemporelle de Jagger

Le spectacle que donnent les Rolling Stones sur les Plaines ce soir, c'est de la bombe. D'où je suis, le son est excellent et le coté visuel avec écrans et projecteurs est impressionnant.

En symbiose avec la musique, en symbiose avec ses compères de scène, Mick se donne tout entier et c'est magnifique d'être là pour en ressentir l'énergie partagée. Le coeur des Stones palpite de tant de passion musicale qu'il en répand une tonne de bonheur humain dans la nuit.

On sent la fraternité qui lie ces compères de longue date, c'est presque émouvant.



Mais comment un grand - père de cet âge vénérable peut-il encore onduler de même, se mouvoir comme un jeune félin, prendre des sprints de scène les cheveux dans le vent?

Sur scène, Jagger est d'une séduction hallucinante. Ce soir, il m'a hallucinée.

À la grande messe des Stones, Mick se fait ange de la nuit

72 ans de vie physique mais bondissant comme un jeune de 20 ans.

Malicieux comme un gamin de 12 ans. Sensuel comme un homme de 30 ans.

Ridé comme un vieux parchemin égyptien et musclé comme une panthère.

Ce soir, je me suis laissée envoûter par Mick Jagger.

Ce soir, j'ai vu un Dieu du rock vivant et j'ai presque eu l'impression de participer à une gigantesque messe en plein air.

Ce soir, Québec a vibré avec les Stones et la foule comblée a définitivement passé une magnifique nuit d'été.

Les shows de cette envergure, c'est de l'humanité en harmonie qui s'accorde sur de mêmes notes. C'est plus de 100 000 personnes qui chantent d'une même voix. C'est un souffle de bonheur humain délirant qui embrase les Plaines d'Abraham.

Et à chaque fois que je participe à une telle expérience, je pense à tous les soldats qui ont péri ici en ces temps mémoriaux et je me dis que le monde a bien changé. Pour le mieux...

Le spectacle finit en un feu d'artifice, vu comment il a déchiré sa mère, c'est de circonstance. Parfait, du début jusqu'à la fin.


Une vidéo publiée par @etolane le


Alors que la foule se fait vague humaine, j'écoute les conversations qui m'entourent. J'ai rarement vu une foule si comblée. J'adore comment les générations s’entremêlent en ce type d’événement de Festival d'été qui rassemble les foules pour le meilleur de nos vies.

Tout le monde est heureux. Les Stones ont transmis du bonheur à une centaine de milliers de gens qui se retrouvent unis en une même énergie. Ça aussi c'est la magie du Festival d'été!

En sortant du site, une dame me fait sourire et me retourner lorsqu'elle s'exclame:

- J'ai 52 ans et j'étais brûlée à la quatrième toune. Incroyable comment il se donne!

Alors que je suis un flot humain en direction de mon auto. Je ne compte plus les fois où j'entends un ou une inconnue s'exclamer de combien ce show était bon. 

Le seul commentaire négatif que mes oreilles ont intercepté (à intégrer mes pas à la foule mouvante) fut l'un qui se plaignait qu'ils n'avaient faits que des hits. Mais celui là doit être capable de se plaindre d'un rayon de soleil au paradis!

J'en ai entendu plusieurs dire qu'ils en ont eu pour leur argent. Et même d'autres dire que c'était pas cher la passe pour un tel show! L'un mentionne la passion de la scène de Mick Jagger. Un p'tit jeune, qui passe mes pas, s'exclame:

- Tellement c'était bon, j'ai même pas de mots ostie!

Et la foule marche. Sereinement. Plus on accumule les kilomètres qui nous séparent des Plaines, plus elle se fait silence, fatiguée mais enrobée de cette vibration particulière qui fera de cette soirée un autre spectacle à insérer en nos annales de Festival...

Quand les Stones envoûtent les Plaines d'Abraham dans le cadre du Festival d'été...

mercredi, juillet 15, 2015


Il y a quelques semaines, Miss Soleil et moi avons eu le plaisir d'aller faire une tournée de presse du coté du Saguenay afin d'y découvrir ce que l'on pouvait y faire en famille cet été. Et nous n'avons pas été déçues! Nous avons eu beaucoup de fun à respirer l'air pur du Saguenay et à s'y éclater les idées...

De mon coté, j'ai apprécié l’authenticité des gens que j'y ai rencontré ainsi que leur convivialité. Sans parler des paysages à couper le souffle. En fait, c'était ma première visite en cette contrée mystérieuse.

Et la première fois que je traversais la fameuse route du parc! J'ai d'ailleurs bien aimé cette route que l'on a parcouru en début d’après-midi avec Caroline et sa puce, compagnes d'aventure à la découverte du Saguenay. Une route dont j'avais beaucoup entendu parler mais sur laquelle je n'avais jamais roulé.


En deux heures et demi nous étions passées de Québec à Chicoutimi et je m'en suis pris plein la vue. J'ai adoré! Les trois jours qui ont suivis se sont déroulés entre la ville de Saguenay, Chicoutimi, la rivière et la forêt.

Nous avons inspiré un peu d'histoire, fait du kayak de mer et les enfants ont adoré être de l'ouverture du tout nouveau parc thématique les Milles Lieux. Nous avons aussi fait la découverte d'un bijou de ferme, et de femme nommée Carmen qui nous a emporté les papilles au paradis. Je n'ai pas encore eu le temps d'en faire la chronique écrite mais cela ne saurait tarder!

C'est de tout cela que l'on parlera ce soir avec Miss Soleil lors de notre chronique à Parentem sur les ondes de CKRL.

Et nous ne sommes pas revenues les mains vide de cette excellente escapade. Nous sommes revenues avec une nuitée à offrir et toute sortes d'activités à offrir. Afin de donner la chance à une famille d'ici d'aller s'amuser là-bas!

Ne manquez-pas notre émission de ce soir où vous pourrez de nouveau entendre le mot de passe et nous l'écrire à l'adresse parentemckrl@gmail.com afin de courir la chance de gagner ce "package deal" destination Saguenay!

Au programme:

- Une nuitée dans l'une des cabines de bois rond du Cap Jaseux ainsi qu'un accès au parcours Bambino. 

Le Cap Jaseux est un site d'une beauté époustouflante. Sur le bord de la rivière Saguenay, ce fut aussi l'un des premiers à mettre en place l'un de ces parcours d'aventure dans les arbres et à construire des habitats originaux de type cabane dans les arbres, dôme ou boule de disco en suspension! En plus d'une foule d'activités en plein air, on y retrouve aussi des cabines de bois ronds et un camping...



- Une passe pour une entrée familiale au site de la Nouvelle France à Saint-Felix-d'Otis. 

Ce site historique reproduit la colonie de la ville de Québec aux environs des années 1630 alors qu'elle n'était peuplée que d'une centaine d'habitants. Construit pour les besoins du film Robe Noire tourné dans les années 90, ce site s'est agrandi au fil des années et des productions cinématographiques historiques. On y découvre toutes sortes d'animations culturelles qui nous replonge en un temps passé.



- Une passe pour une entrée familiale au tout nouveau parc des Mille Lieux

Ce parc thématique tout neuf recèle un superbe parc de jeux d'eaux, un circuit de petits voitures, le village de Capucine, un petit train et une dizaine de personnages attachants et délirants qui participent à mettre de la joie dans le cœur des petits et des grands. À ne pas manquer lorsque l'on passe par Chicoutimi en famille!


- Des billets pour le Festival internationnal des Arts de la Marionnettes

L'occasion de découvrir ce festival qui découvre le monde des marionnettes et qui regroupe des troupes venues du monde entier. On y découvre des spectacles en salle et des spectacles en plein air et l'on se plonge dans un monde fantaisiste qui ravit non seulement les enfants mais aussi leurs parents...



Le tout d'une valeur d'environ 400$. En bref, l'occasion d'aller vous amuser au Saguenay autant que l'on s'y est amusées!

Il ne reste plus que quelques heures pour participer et vous aurez une dernière chance d'entendre le mot de passe lorsque Miss Soleil le dira en ligne au début de l'émission ce soir. Bonne chance!

À noter qu'en écoutant les podcasts des deux dernières émissions, vous pourrez aussi entendre le mot de passe et nous l'envoyer à l'adresse courriel mentionnée en ce texte. À suivre durant l'émission Parentem qui se déroule les mercredis de l'été sur les ondes de CKRL,89.1

Prendre la chance de s'éclater les idées familiales au Saguenay...

vendredi, juillet 10, 2015


Hier on a commencé le Festival d'été en mode mollo avec les Arts de la rue sur Cartier. Mollo mais trés cool...

Le Festival d'été, c'est plein de petits bonheurs au cœur de la ville, une parenthèse musicale urbaine et toutes sortes de compromis, raisonnements et organisations. Et les Arts de la rue sont une source de petits bonheurs gratuits!

Un peu tristounets d'avoir manqué Vance Joy et Milk & Bone mais bienheureux de cette divertissante expérience sur la rue Cartier.

Après mon dernier safari photo par -35 sur Cartier, il fait bon savourer un 25 degrés dans le soir couchant. Car le Festival d'été c'est un tout. C'est non seulement des artistes sur toutes sortes de scènes mais c'est aussi une transformation subite des ambiances urbaines de Québec...

J'ai un petit faible pour le rockabilly et les années 50. Du coup, les performances marrantes de cette troupe musicale, nommée Balthazar et Jimmy a fait mon bonheur et celui de l'homme et l'enfant durant une petite heure sur la rue Cartier fermée pour l'occasion du #FEQ.


En effet, le festival d'été prend la rue Cartier d'assaut avec ses animations musicales gratuites et pour tous. Si vous passez par là, inspirez à plein coeur et oreilles!


"Une bande de jeunes qui veulent faire la fête alors qu’un vieux policier tente d'empêcher les festivités afin de ne pas troubler le calme de la population… « Milkshakes », patins à roues alignées, danse et voitures d'époque sont au rendez-vous."

Nous avons donc débuté le #FEQ en suivant le sillon de cette amusante troupe composé de d'enfance, de petits chiens et personnages caricaturés...

Cette troupe plonge le pavé de Cartier dans les années ‘50 alors qu’on y célèbre la fin des classes. Les personnages déjantés et marrants du spectacle Rock’n Rolla envahissent la rue en musiques et danse. On a adoré ça!


Avec le temps et l'expérience, on sait que le Festival d'été c'est aussi un défi d'endurance.

Pour tenir la route, il ne faut pas partir en feu.

Commencer le Festival d'été en allant faire un tour de la rue Cartier s'est révélée une bien bonne idée...

La miss a adoré, l'homme a sourit, et j'ai apprécié absorber cette atmosphère fantaisiste et entendre ces chansons qui font les classiques des années 50.

On a fini cette expérience avec un Ginger Beer que l'on s'est partagé sur la terrasse de Picardie en regardant passer les passants. Bref, le bonheur simple d'un soir de juillet au coin du Festival d'été de Québec!

Ce soir, au menu musical, on se la joue filles sur scènes avec Pascale Picard et Salomé Leclerc. Deux shows parfaits avec une mini festivalière...

Débuter le Festival d'été de Québec en se plongeant les idées follement sages dans les années 50...

dimanche, juillet 05, 2015

Il y a dans le club de Gym de Miss Soleil, une trisomique, athlète para-olympique, qui m'émeut aux larmes à chacune de ses prestations par sa grâce et la fluidité de mouvements.

À chaque fois que je la vois performer devant moi, des larmes coulent. Larmes d'émotions de voir l'impossible être possible sous mes yeux.

J'aime les exemples d'impossibles qui s' inscrivent en ces arbres des possibles de nos réalités humaines.

C'est pour cette raison que je me suis abonnée à la page Facebook et le compte Instagram de cette jeune fille, Madeline Stuart, trisomique de naissance, débute une carrière de mannequinat en Australie.

En l'invisible de nos virtualités, je l'encourage avec âme, cœur et conscience. Elle me touche tout comme la jeune femme du club de gym de la Miss.

Je me rappelle mon enfance en ce petit village jurassien, avec en son sein, une institution pour jeunes trisomiques.

On les voyait souvent se promener en file indienne dans les rues du village. C'était l'époque de mon primaire...

Ils piquaient ma curiosité lorsque je les voyais ainsi se balader dans les rues. Certains passants détournaient le regard, d'autres évitaient de les regarder et le nuage de malaises qui se baladait au-dessus d'eux m'interpellait. Ma grand-mère les appelait les "papillons blancs", du nom de l'institution qui les hébergeait. D'autres les appelaient plus méchamment "la troupe de mongoles".

Du coup, j'étais encore plus intriguée. Je n'y comprenais rien. Ma grand-mère me disaient qu'ils étaient doux et gentils. D'autres me disaient qu'ils étaient juste laids et stupides. Moi je les trouvais souriants et étranges. Les vieux disaient que c'étaient les enfants du bon Dieu!

Finalement je ne sais plus qui a pris la peine de m'expliquer le concept de trisomie. J'ai alors compris qu'ils étaient juste nés comme ça! Mais cela m'a pris quelques années pour ne plus appeler un trisomique, papillon blanc. Je trouvais ça plus joli papillon blanc...

Mais je garde de mon enfance la conscience des préjugés et de la méchanceté de beaucoup envers eux. Ce qui m'a toujours bien attristée. Et je suis contente de voir qu'à notre époque moderne, la trisomie n'est plus une telle fatalité et que plusieurs la dépassent pour s'épanouir et de cette façon, ouvrir et élargir nos horizons humains...

La notion d’impossible est une illusion...

vendredi, juillet 03, 2015

Parfois, je laisse couler l'inspiration créative qui vient me titiller les idées folles et cela donne des idées comme celle-ci sur Tumblr (que je m'amuse à nourrir quand l'envie m'en prend) ou celle là, ici bas...


Inspiration du jour, bonjour!

Mère et fille s'égarent en ce nouveau magasin urbain du village voisin qui se banlieusardise.

Portée par l'enthousiasme enfantin, on retrouve notre chemin avec un nouveau sac pour la mère  ainsi qu'un nouveau p'tit look d'été pour la fille...

Miss Soleil a sérieusement besoin de renouveler sa garde-robe qui n'en finit plus de rétrécir... à moins que cela ne soit la puce qui n'en finisse plus de grandir!

Accepter que se déroulent les étapes d'enfance fait partie des défis parentaux. Et c'est pas tout les jours facile. Certains jours sont même carrément perturbants!

J'accepte qu'elle grandisse même si cela me rend un peu nostalgique. Cela me donne l'occasion de travailler sur moi-même.

En fait c'est de ma jeunesse que je deviens nostalgique car plus elle grandit et plus je vieillis.

Aussi pour essayer de m'en faire le moins possible avec cette émotion particulière, je choisis d'être reconnaissante de comment elle grandit bien. De combien j'en suis heureuse. Choisir d'en apprécier le bonheur et de m'en inspirer pour mieux vieillir?

Pour son bonheur, je la laisse essayer des robes "extra small". Elle s'en amuse et réalise d''elle même qu'elle n'est pas assez grande. J'aime voir sa conscience s'éclairer. Elle oscille présentement entre deux états de fille.

Elle s'évade de l'enfance en même temps qu'elle s'épanouit en cette jeune fille qui éclot sous mes yeux attentifs, attendris...

Je spotte cette tunique qui lui fait une mignonne robe en extra small. Évidement la vendeuse qui nous suit comme un gentil caniche fond comme neige au soleil. La Miss inspirée y ajoute une casquette et voilà le look est fait! Comment y résister?

Look du jour bonjour!

jeudi, juillet 02, 2015

J'ai failli à ma tache bloguesque de mettre en ligne ma chronique radio sur les papas du midi mais cela viendra. En attendant voici ma dernière chronique pour #Parentem et notre première chronique en duo mère-fille...

Cet été, nous aurons l'occasion de faire quelques chroniques en duo mère/fille et c'est une expérience trippante, aussi éducative pour elle, qu'émouvante pour moi...

Je tiens à mentionner que l'équipe de ‪#‎Parentem‬ est une super belle équipe qui acceuille la Miss avec beaucoup de tendresse et d'ouverture d'esprit...

À noter que transportée par la chronique d'Annie Cloutier, j'ai professé mon amour pour mon mari à la 18ième minute! Le Podcast par là..

Cette semaine, j'ai eu le privilège de choisir la toune de ‪#‎Parentem‬. J'ai choisi Lili de Christophe Mali. Une chanson entendue pour la première fois Place d'Youville alors que j'étais enceinte de 5 mois. Le premier ‪#‎FEQ‬ de la puce...

J'avais été si émue par cette chanson sachant que le bébé qui bougeait mon ventre se nommerait d'un prénom composé de ce petit nom suivi de soleil. Deux ans plus tard, j'ai rencontré Mali après une performance au Grand Théâtre et il m'a raconté avoir écrit cette chanson pour l'adorable fillette de ses amis nommée Lili...

Chronique #FEQ sur les ondes de #Parentem

On sait tous que le Festival d’été arrive à grands pas!

 Et je ne m’attarderai pas à débattre des gros noms qui viennent ou pas sur les Plaines. À mon sens le Festival d’été est non seulement l’occasion de voir des artistes que l’on apprécie mais aussi l’opportunité d’en découvrir de nouveaux à apprécier.

Je suis Festivalière depuis la fin de ma vingtaine. Comme mon homme est aussi un festivaleux, chaque été on se plonge avec passion dans le Festival d’été. Une passion qui s’est développée en devenant parent. Car même une fois maman, j’ai continué de vouloir festivaler.

J’entends souvent des gens dire qu’ils se privent du Festival parce-qu’ils sont devenus parents. Alors, aujourd’hui, je veux promouvoir l’option de festivaler l'été avec ses enfants.  Évidement en devenant parent, la vie évolue et notre façon de vivre le Festival aussi...

La première étape pour bien festivaler avec ses enfants, c’est d’avoir le bon sens de repérer les spectacles appropriés à la tranche d’âge des enfants. Aussi un casque pour atténuer les sons et protéger les oreilles des plus petits est essentiel.

Ensuite, il est évident qu'on festivale différemment avec un bébé, un bambin ou un enfant d'âge primaire. L'idée est de s'adapter à la situation selon la tranche d’âge pour essayer d'en tirer le maximum de plaisir estival...

Festival d'été. Place d'Youville, juillet 2011.

Festivaler avec une poussette a ses avantages et ses inconvénients, coté avantages, non seulement cela devient un lit temporaire lorsque l’enfant est fatigué mais c’est comme la coquille de l’escargot. Cela se transforme en une maison mobile où l’on peut transporter tout le nécessaire pour répondre aux besoins de l’enfant (selon sa tranche d’âge).

Faisons maintenant le tour des grandes scènes du Festival d’été! 


Miss Soleil croquée sur les épaules de son père 
par le talentueux Philippe Renaud. Place d'Youville/Juillet 2012

Place D’Youville est LA place de prédilection pour apprivoiser le Festival d’été en famille. Tout d’abord c’est gratuit, le cadre est charmant et il semble presque conçu pour que l’on puisse bien en profiter avec poussettes et enfants. Les spectacles sont généralement appropriés à tout âge et il n’est pas rare de voir des enfants et des parents danser de bon cœur.

De plus, on y voit souvent passer quelques acteurs des Arts de la Rue qui ne manquent pas d’enchanter les petits et les grands. Aussi parents de Québec, aucune excuse pour ne pas aller faire un tour de la place d’Youville durant le Festival!

Passons ensuite à la scène de la Francophonie, communément appelée "le pigeonnier" par les intimes de Festival. C’est la scène la plus complexe lorsque l’on est parents. Celle que l’on sacrifiera le plus souvent. Sauf en cas de spectacles appropriés aux enfants.

En ce cas, le bon truc à savoir est que le coin poussettes se situe autour de l’arbre à droite de la scène. Comme la vue y est obstruée, il s’y forme un espace naturel qui se transforme en un coin privilégié de parents-poussettes. Un agréable espace familial lorsque le pigeonnier n’est pas trop bondé. On y perd la vue mais on y gagne la musique en plein air.

Coté Plaines, tous parents digne de ce nom peut se créer une petite bulle de paradis musical sur les collines s’il le désire. Pour bien faire, on choisit encore une fois, un spectacle approprié aux enfants et on amène couvertures, collations et rafraichissements. On pose campement. De cet endroit des Plaines, on choisit d’apprécier le spectacle via les grands écrans.

Ben Harper sur les Plaines en juillet 2011

On renonce à aller se frotter à la foule. Ou on alterne tant qu’un parent garde le fort. La bonne idée est toujours d’y aller à plusieurs parents, non seulement cela permet aux enfants de s’amuser ensemble mais cela donne du renfort et plus de liberté adulte. Et surtout, on peut profiter de la douceur de la lune en un contexte musical exceptionnel.

Place de la Famille, juillet 2014
Aussi, on ne manque d’aller profiter de la Place de la Famille Le lait située près de l’espace 400ième. Cet endroit est conçu pour le plaisir des enfants avec des jeux, des spectacles et des ateliers qui ne manquent pas d’amuser toute la famille. Le tout gratuitement.

Aucune excuse pour ne pas y faire un tour! À noter que la Place de la Famille ferme vers 4 heures alors c’est vraiment une activité à faire en matinée ou en début d’après-midi.

Accepter les compromis nécessaires, faire exceptions aux règles, briser la routine en une parenthèse festivalière...

Évidement toute cette adaptation parentale pour bien vivre le Festival avec enfant ne va pas sans sacrifices, efforts et renoncements. C’est le prix à payer pour bien en profiter avec son enfant.

 En faisant exception de routine, on finit le Festival d'été de Québec avec un enfant un peu fatigué, tout comme ses parents, mais les moments de bonheur gravés en mémoire en valent la chandelle brûlée.

Si l’on choisit la voie parentale de festivaler avec son enfant, on récolte plein de bons moments qui font la texture du meilleur de nos vies. De ces souvenirs qui réchauffent le cœur durant les froides soirées d’hiver.

 On permet à nos enfants de cultiver leurs goûts musicaux. On leur donne l’occasion d’inspirer cette atmosphère particulière qui enrobe la ville de Québec durant le Festival. Et on nourrit aussi leur imagination et leurs inspirations tout en profitant au max de l’été. Pourquoi s'en priver?"


Miss Soleil, en studio, parle de son expérience de mini festivalière. Juillet 2015


De son coté Miss Soleil a aussi travaillé sur sa première chronique et elle a voulu poser cette question:

- Pourquoi est-ce que les parents auraient le droit d'aller s'amuser au Festival d'été et pas les enfants?

De cette question, elle a développé le contenu de sa chronique que l'on peut écouter via ce Podcast. À partir de la 39ième minute...

Festivaler son été avec ses enfants