dimanche, avril 05, 2015

Après la bordée de 15 centimètres, la chasse matinale par -15 n'a rien d'inhabituel en nos contrées nordiques.

Et cette année ne déroge pas à la règle hivernale. Cette année, comme tant d'autres, c'est dans la neige et le frette que les chocolats sont arrivés pour le bonheur de l'enfance...

Cette année, selon la théorie expliquée par Miss Soleil: l'on commande les chocolats aux lapins selon un budget précis. Elle n'a pas tort et j'aime l'idée qu'elle garde un peu de fantaisie dans l'équation chocolatée!

Je lui précise que l'on ne commande que du chocolat de qualité. Mieux vaut moins de chocolat mais que celui là soit bon!


Pâques par -15

lundi, mars 23, 2015

Retenir mon souffle pendant que l'on papote à son retour de l'école.

Elle donne de l'eau aux plantes en même temps qu'elle me parle de sa journée.

Elle enlève les feuilles mortes, fait un peu de dégâts. Elle se ramasse sans que je n'ai besoin de rien dire. Je la croque au passage sans même qu'elle ne s'en rende compte...

S'il y a le "Terrible Two", le "Fucking Four", et tout ce qui fait les difficultés d'élever et d'éduquer l'enfance, est-ce qu'il n'y aurait pas aussi le "Doux Dix" ou "Sweet Ten" que l'on oublie de mentionner?

Cette saison d'enfance où l'on récolte les fruits des graines plantées, cultivées et trimées pendant dix ans?

Depuis qu'elle a eu ses neuf ans, je vois émerger une maturité humaine qui m'accroche les idées. Une maturité qui s'éveille comme une chenille sort de son cocon. Une nouvelle autonomie se forme, elle transitionne doucement d'enfant à jeune fille et je retiens mon souffle. Fascinée.

Ce faisant, elle me remplit le coeur de ces petits bonheurs que j'accroche en ma mémoire maternelle...

Il y a-t-il un "Sweet Ten"?

mercredi, mars 18, 2015


Avez-vous l'habitude de remarquer les pensées inutiles qui circulent en votre esprit. Avez-vous conscience des pensées toxiques qui polluent le cours de vos idées?

Si vous avez l’habitude de ranger, trier et recycler sur le plan matériel, est-ce que l'idée vous vient aussi de trier les pensées de façon à comprendre lesquelles sont inutiles et bonnes à jeter?

Question du jour, bonjour!

mardi, mars 17, 2015

En ma logique personnelle, vivre une seule vie est illogique. La première fois que ce fait m'a semblé logique, j'étais en maternelle...

En ce petit village jurassien, où j'ai grandi au milieu des années 70, le concept de réincarnation n'existait tout simplement pas dans les esprits.

Cela ne faisait pas partie des concepts de vie que prêchait le curé  les dimanches. J'ai vite compris qu'exprimer cette logique intérieure rimait à me faire prendre pour une folle...

Vers 10 ans, j'ai vu un premier film américain sur la réincarnation et je me suis dis: "Ah ben, y'a pas que moi qui possède ce type d'imagination!" Cela m'a quand même un peu rassurée sur mon état mental.

Vers 14 ans, fraîchement immigrée à Montréal, j'ai découvert le bouddhisme et ses principes de réincarnation. Enfin, j'ai pu respirer librement. Je n'étais pas folle!

J'avais juste un peu plus de mémoire que mes pairs. Juste une particularité de plus à ajouter à ma collection d'excentricités. Pas de quoi en faire un plat...

Une vie à la fois...

Sur l'heure du midi, on explore les défis de l'App ‪#‎WeDay‬ où nous avons été invitées à participer avec Miss Soleil...

L'enfant et la mère s'inspirent de concert autour d'un chili qui tiédit. Tomber sur une cause liée au racisme. La mère capte que l'enfance n'y capte rien.

Demander:

- Lily, c'est quoi un raciste? 
- Ben c'est ceux qui mangent des racines non? 
- Heu... 

Réaliser qu'il y a lacune à son savoir. Répondre:

- Non c'est ceux qui croient que les humains sont pas égaux à cause de la différence de couleurs de peau ou de leurs cultures... 
- Ahhhhh mais ça existe vraiment? Alors c'est comme avec ceux qui disent des femmes qu'elles sont pas égales? 
- Exactement.

Et l'on continue d'explorer cette liste de défis positifs à faire dans la vie quotidienne. On tombe alors sur le défi de partager l'appréciation de ses professeurs (#We365 #petitsmotsdeSalomeCasas) et là, en un éclair d'enfance spontané, elle s'exclame

- Ah ben là je le fais! Depuis le temps que je veux le faire!

Et elle s'en va chercher ses crayons de couleurs...

Pour la petite histoire, il y a quelques semaines, la maîtresse de la Miss a fait une fausse couche. Elle a dû manquer presque un mois d'école, à la grande peine de Miss Soleil. Une expérience qui aura permis à la classe de vivre quelques petits bouleversements.

Durant deux midis passés, Miss Soleil a désiré faire un gentil dessin à sa maîtresse. Mais soit le temps lui a coupé l'inspiration ou son insatisfaction devant son dessin a cassé son élan initial.

Bref, ce geste de gentillesse ne s'est pas concrétisé. Jusqu'à maintenant. Inspiré par cette initiative d'Unis pour l'Action. Je pense que cet événement prochain l'inspirera tout autant qu'il m’émouvra.

À suivre...

Une pensée, un geste, une action à la fois...

lundi, mars 02, 2015


Et pendant que les adultes en ont ras-le-bol des matinées à -30. L'enfance en pyjama se fait une raison et explore sa créativité givrée. Les enfants ont bien à nous apprendre quand vient le temps de prendre la vie du bon coté...

D'enfance et de givre...

Dans la lancée de notre escapade sur les Plaines et de celle sur l'Avenue Cartier, on continue d'affronter le froid en allant voir le fameux défilé de Bonhomme...

Encore une fois, l'enthousiasme enfantin nourrit mes forces maternelles. L'invitation Télus à profiter du défilé en mode VIP ne se refuse pas non plus! Cependant, encore une fois, la météo annonce -35...

On part à l'avance et on gare l'auto à un kilomètre de notre destination. Durant la parade, les rues sont si bien bloquées à la circulation qu'il vaut mieux marcher...


Garé sur St-Jean, l'on monte les rues qui mènent au défilé, veux veux pas, ça réchauffe! On arrive à temps. On atteint l'espace VIP qui se distingue par son espace aéré, son estrade qui procure une bonne vue sur le défilé et de gentilles dames qui offrent caribou et boissons chaudes à volonté.

Il fait toujours - 35. L'air pince chaque morceau de peau exposée. Même bien habillé, on sent le froid chercher toutes opportunités de croquer de la chair fraîche! L'on a 40 minutes d'avance sur le défilé.

Je vais me chercher un caribou, puis deux. Le deuxième commence à me réchauffer. Les enfants s'amusent dans l'espace libre et je sens le froid intense se faufiler dans chaque interstice pour me congeler la peau. C'est le temps de sortir les "hot pads"!

Un troisième caribou pour la bonne cause et mon humeur, malgré le froid, commence à sérieusement s'alléger.

Mais il fait encore -35! Je n'hésite même pas à envoyer un hot pad dans mon legging recouvert de mon pantalon de neige!

Au final, j'ai un hot pad dans le cou, un autre dans une botte et un troisième qui me réchauffe ces endroits que l'on ne mentionne pas!

Arrive enfin la parade. Les enfants se posent sur les bancs surélevés et écarquillent grand les yeux. Leur bonheur fait mon bonheur.

Avec la parade embarque une étrange fièvre hivernale. Une fièvre de joie. Cette énergie est si intense qu'elle en devient palpable et contagieuse.

Les enfants s'en gavent sans scrupule et je me sens y succomber subtilement. La fantaisie des chars allégoriques, les chansons, les trompettes. Il se dégage une chaleur humaine dans laquelle il fait bon s’imprégner par -35!

Le brouhaha ambiant est à la fête et ça fait un bien fou au moral. Ainsi je me retrouve à chanter "Je suis un africain à Québec" sans même y penser.


Les gens sourient, chantent et crient. Il fait un froid d'enfer et en même temps l'atmosphère est à la joie de vivre. Le contraste me frappe tant que je me dis que cela doit être ça la magie du défilé!








Les enfants, qui profitent d'une vue imprenable sur le défilé, s'en mettent plein la vue. Leurs yeux pétillent et font fondre les parents que nous sommes! Rien que ça vaut bien la peine de se geler une fesse par -35 degrés sous la lune!


À noter un gros coup de coeur pour les loups de la Sepaq...



Quand passe le dernier loup devant moi, je suis rendue. J'ai attrapé la fièvre du défilé du Carnaval de Québec!


Au final je confesse avoir bu quatre caribous, deux chocolats chauds, une soupe de poulet et avoir eu un fun fou.

Fou sachant combien le froid faisait partie du tout! Mais c'est ça le point du Carnaval non? Trouver le moyen de transformer le frette en fun?  Et en profiter pour y ajouter une touche de fantasmagorie? 

Quoi qu'il en soit, je ne regrette pas d'avoir bravé le froid! J'ai ainsi pu découvrir que même par -35, on peut s'amuser dans la nuit folle!

Un gros merci à Télus pour son invitation à profiter si bien du défilé en famille!

S'il a fait extrêmement froid, il a fait bon trouver une estrade où s’asseoir, une couverture pour se réchauffer  de l'extérieur et des caribous pour se réchauffer de l'intérieur!

San oublier le cadeau de présence qui a ravi la geekette en ma vie. Une batterie externe pour appareil mobile qui ne peut que se révéler utile en mes différentes pérégrinations!

Toutes les photos du défilé par là...

Braver le froid, capturer des caribous et des loups. Bref, s'éclater par -35!

dimanche, mars 01, 2015


Cet hiver est le plus froid depuis 115 ans, c'est pas moi qui le dit, c'est les experts! Et je l'avais bien remarqué. Merci!

Cet hiver déchire sa mère avec des -30 à répétitions. Des grands froids qui ne lâchent pas. La dimension dans laquelle on évolue est définitivement polaire. Et... pas le choix, on apprend à vivre avec puisqu'on vit dedans!

À noter que lorsque l'on apprend à vivre avec une difficulté ajoutée, il faut aussi apprendre à s'amuser. Malgré la difficulté! C'est un défi en soi.

J'avoue que sans l'enthousiasme de Miss Soleil pour Bonhomme et le Carnaval, je ne sais pas si j'aurais eu le courage de m'aventurer sur les Plaines d'Abraham par l'une de ces autres journées à -35!

De ces journées qui font du quotidien une aventure. Une aventure car le danger, aussi contrôlé soit-il, rôde dans le frette qui congèle tout sur son passage...

De ces journées où il faut ramasser toutes ses forces en un même élan pour affronter l'extérieur! Ce faisant, je réalise que le Carnaval a définitivement le don de changer les idées congelées. De les sublimer.

Partir à l'aventure d'un après-midi sur les Plaines

En se plongeant dans le Carnaval, on accepte le froid. Les plus assidus l'encenseront. Ce qui n'est pas mon cas...

En ce festival hivernal, on prend cependant le parti de se réchauffer les idées en s'amusant dehors. Et ça marche!



On part cultiver le bonheur hivernal des enfants. On embarque avec nous une amie de la puce. Les deux ont un fun noir! On y retrouve des amis et on s'amuse du froid. En souriant parfois jaune...

On dévale les collines glacées, on dévore une queue de castor, on s’imprègne de cette atmosphère de fête givrée qui règne sur les Plaines. On congèle sur les bords mais cela fait partie du jeu.

Le Carnaval de Québec a le subtil pouvoir de transformer le frette en fun, Mine de rien, ça réchauffe le cœur. Perceptiblement. Les gens y retrouvent le sourire, il y règne une bonne humeur de fond qui fait du bien au cœur. Les plus extrêmes en profitent même pour sortir leurs bikinis!


De retour à la maison, je m'accroche à ces perceptions tout en grelottant sous ma couette. Le temps que ma chair se réchauffe. Il a fait frette en maudit! Un après-midi sur les Plaines par -35, ça fouette! Et j'ai survécu.

Et c'est là où l'aventure prend tout son sens. En cette force qui émerge et se rappelle à nous. Quand on part à l'aventure et que l'on en revient sain et sauf, on en revient toujours plus fort...

Et quand l'aventure a des allures de Carnaval, il devient bien facile d'accumuler quelques grammes de force et de fun!

Toutes les photos de l'aventure par là...




À l'attaque du Carnaval!

mercredi, février 25, 2015

Mardi matin. - 35 (sans facteur vent) à 6:30 am.

Il doit bien y avoir quelqu'un, quelque part, qui compte combien de matins à -30 et des poussières on collectionne depuis que 2015 a commencé!

Une belle collection de matins arctiques qui s'additionnent...

Autour de la table du petit déjeuner, on délire un peu.

Le froid étant ce sujet d'actualité cuisant. Cet hiver déchire sa mère! Me vient alors l'idée de tester le cri matinal.

La Miss accorde si bien son rugissement au mien qu'elle en flabergaste son père. J'explique:

- Parait que c'est bon d'aller crier au dessus d'une colline! 
 - Ça fait revenir le chaud? 

Me niaise l'homme en croquant dans sa tartine...

Le second cri où j'y insère la douleur faciale laisse en plan l'enfance, incapable de canaliser une telle intensité primale. Elle s' exclame:

- Ouf, je me rends pas là moi! 

Ce qui me rassure et me fait sourire à la fois. Nobody wants to go out there. Bref, par -35 de grand matin, on délire dans la cuisine...

Et vous, comment gérez-vous le frette qui se répète?

Hululer de frette...

samedi, février 21, 2015

Inscrite durant la semaine sur la liste d'attente pour une conférence des Creative Mornings, je reçois un billet numérique le jeudi soir.

Vendredi, de très bon matin, je prends la route en direction du quartier général du Carnaval de Québec.

Une route longue et jonchée de trafic matinal. Une route où je dois gérer maintes émotions.

Dont celle, effrayante, de manquer de lave glace, sur l'autoroute. Quiconque en connait les affres me comprendra facilement. Ahhhhh....

Étant déjà subtilement à la bourre, m'arrêter est hors de question. Je raisonne l'émotion qui me panique les pensées à mesure que mon pare-brise s’obstrue. Gérer l'émotion laisse la place à une idée que je trouve absolument géniale sur le moment.

Profiter du ralentissent routier pour ouvrir ma fenêtre et asperger mon pare-brise avec la bouteille d'eau en mon sac. Yes, Ça marche! Bon, c'est artisanal et plutôt original mais cela dépanne. J'arrive enfin à destination. Saine et sauve.

Il fait un froid sibérien et je trouve marrant l'idée d'aller jeter un œil dans les coulisses du Carnaval. De plus, la conférence du jour est animé par David Desjardins. Connaissant l'énergumène, elle ne peut être qu'intéressante...

En prenant un chaï offert par Monsieur T, je papote avec un copain et en salue un autre. Je m'amuse de voir un étrange Narval (aperçu durant le défilé du Carnaval). Et c'est parti!

S'inspirer les idées matinales

Le thème du jour, dirigé par David Desjardins, porte sur le climat anxiogène de nos sociétés modernes.

Il explore ainsi le thème de la peur. Celle qui se transforme en anxiété. De ces peurs qui forment les multiples angoisses de nos sociétés modernes. Des peurs souvent irraisonnées, générées par l'émotion qui oublie de réfléchir.

Pour illustrer sa pensée, il propose l'image d'un parc rempli d'enfants et de parents branchés, un beau jour d'été. Arrive un inconnu louche dans le décor. Instinctivement, comme des chiens de prairies, les parents se mettent à renifler l'inconnu. Embarque la peur. Invisible. Collective. Les adultes ne perdent pas de temps à imaginer le pire. Des forces invisibles conspirent pour leur inspirer cette peur instinctive qu'ils ressentent.

Bombardés d'actualités toujours plus catastrophiques les unes que les autres, nous sommes programmés à cultiver les peurs. Des peurs souvent irrationnelles...

En effet, il est bien rare qu'un inconnu kidnappe un enfant, en plein jour, dans un parc. Mais si les circonstances s'y prêtent alors la peur se faufile. Et le parent frémit. Réagit. Sans réfléchir.

Ce qui me rappelle à l'esprit un documentaire vu dernièrement. Il y était question de la peur de prendre l'avion déclenchée par l'effondrement tragique du World Trade Center. Ironiquement, en cette vague de peur, moins de gens ont pris l'avion pour privilégier la voiture et l'on remarqué une augmentation des accidents routiers!

Selon David Desjardins, l'on vit dans une société anxieuse. Une société qui semble cultiver la volonté du risque zéro. Ne plus vouloir prendre de risques. Laisser la peur contrôler l'action. S'immobiliser. Car avancer dans la vie, c'est aussi apprendre à gérer les risques...

Gérer la peur du risque

La peur est un phénomène de survie qui se révèle utile en certaines situations mais le reste du temps elle est inutile sinon futile. Et comble d'horreur, elle paralyse!

Pourtant jamais l'on a vécu d'époque plus confortable. La vie n'a jamais été aussi simple et facile!

Comme je le crois aussi personnellement,  David Desjardins nous rappelle combien nous vivons aujourd'hui à une époque sécuritaire. Peut-être même la plus sécuritaire de notre histoire humaine...

Le monde est plus sûr qu'avant et pourtant les enfants d'aujourd'hui obtiennent à 14 ans l'autorisation de faire les choses que des enfants de 8 ans faisaient auparavant. En poursuivant cette volonté du risque zéro, on perd l'habitude de prendre des risques. Et cela nous nuit!

On perd l'habitude d'apprendre ce que le risque enseigne. Paradoxalement on vénère de plus en plus ceux qui prennent des risques et les sports extrêmes sont de plus en plus populaires...

Ah! la débilité humaine! Souvent je me dis que si la connerie humaine était mortelle, il y aurait hécatombe. Et si je pousse l'imaginaire en cette direction, je me demande comment évoluerait une humanité où la connerie est mortelle?

Par instinct de survie, l'humain apprendrait obligatoirement à contrôler ses conneries. Arriverait-on plus vite à un monde meilleur? Comme je m'y attendais, la pertinence de ce garçon me stimule les neurones.

Il explique combien il est bon de prendre des risques pour en apprendre les leçons, je souris intérieurement.  Selon ses sources, les pires délinquants sont des gens à qui on a jamais appris à prendre de risques...

Anecdote Alligator!

Mais s'il est bon de prendre des risques intelligents, prendre des risques imbéciles est bien con. Ce qui, d'un coup, me fait penser à la peur collective des alligators.

À chaque fois que je suis allée faire un tour en Floride, ou encore en Louisiane, j'ai creusé cette peur primitive du crocodile. Je suis passée au travers lorsque j'ai réalisé que la majorité des décès d'humains par alligators étaient causés par la connerie humaine. Cela m'a tant rassurée que j'ai complètement éradiqué cette peur niaiseuse de mon système...

Maintenant non seulement je n'ai plus peur mais je me régale du risque à chaque fois que je m'approche d'un alligator! Un risque raisonné et conscient. Jamais oh! grand jamais, je n'irai patauger bêtement en leur territoire. Mais explorer leurs contrées sur un aéroglisseur, j'adore!

Alligator croqué sur les rives du lac Trafford (dans les Everglades) lors d'une expédition avec Airboats et Alligators durant l'hiver 2013.

Je suis donc tout à fait d'accord avec le point matinal de David. Il faut être apte à prendre des risques qui peuvent nous faire avancer et reconnaître les risques que l'on peut prendre sans grand danger.

Il faut réfléchir et oser prendre du recul. Déterminer les peurs irraisonnées et les éradiquer. Penser autrement est l'une de mes activités favorites. Avec l'effort de se fracturer le crâne afin de se garder l'esprit ouvert. Et l'audace de sortir de sa zone de confort pour accrocher la magie de l'univers. Y'a pas, il m'éveille la cervelle de bon matin ce garçon!

Oser affronter le danger de nos émotions

David Desjardins évoque avec clarté ce climat anxiogène qui paralyse notre époque. Une époque avec peu de prises de risques, peu de projets fous.

Il termine cette conférence matinale en affirmant qu'il faut repenser l'échec. Ne pas croire que l'échec est une fin. Ne pas s'enliser dans l'échec. Encore une fois j'approuve le cours de ses réflexions.

Car l'échec n'est-il pas qu'échec si celui qui le vit n'en apprend rien? Dès qu'il surmonte, s’élève et apprend, l'échec s'efface. Malheureusement, on valorise trop peu les leçons de l'échec en notre société anxieuse.

David Desjardins croit que le climat social actuel, rempli de peurs irraisonnées, nous empêche d'imaginer le monde autrement. Selon lui, l'audace paie. Non pas l'audace folle mais l'audace raisonnée. Raisonner le risque, calculer intelligemment les avantages et inconvénients pour évoluer différemment.

J'acquiesce mentalement à ses propos. Il est tellement facile de se créer un problème imaginaire. Un problème imaginaire qui devient plus grand que l'obstacle imposé par le réel. Il est si facile de se laisser emporter par l'émotion ressentie plutôt que de se sortir la tête de l'émotion éphémère pour aller dans le sens de sa raison.

Apprivoiser le risque en apprivoisant l'émotion. Ce qui, à mon sens, revient à dire que la gestion des émotions est à la source de l'apprentissage conscient de la prise de risque!  Voilà ce que je retiens de cette conférence au cœur des ateliers de Bonhomme.



Bref, La pertinence de David Desjardins de bon matin, ça fait du bien. Ça nourrit délicieusement le mental englué...

Un vendredi matin inspiré avec David Desjardins dans les ateliers de Bonhomme!