samedi, septembre 23, 2017


Je suis gravement malade. Depuis des mois, je me bats pour rester en vie. Trop souvent, ma vie s'échappe en des collections de cruelles neuropathies. Ou anémies. Celles-ci me bouffent les heures alors que j'en subis les tortures sans répit. 

Je suis gravement malade mais je refuse d'en être victime. Même si je le suis physiquement. Victime de ce corps qui me trahit sans cesse. Mentalement, je refuse ce rôle de victime dans lequel mon corps m'emporte. Je lutte sans répit. Contre les douleurs physiques. Contre les bêtises humaines...

Car en plus de lutter physiquement comme une lionne, je dois aussi supporter l'égocentrisme de notre société moderne. Et ses blessantes dérives. L'empathie y est définitivement en voie d'extinction. C'est épeurant. Qui veut vivre en une société sans empathie? À moins que cela ne soit déjà le cas?

En ces derniers mois, j'ai pu constater combien l'empathie n'est plus monnaie courante. Combien c'est une denrée rare. Alors que la jalousie n'en finit plus de prendre des forces, l'empathie en perd. Pourtant l'empathie est une importante qualité de la race humaine.

Je suis sérieusement malade depuis bientôt sept ans. Gravement malade depuis plus de sept mois. Durant ce temps, j'ai pu apprendre bien des choses sur mes pairs. Peu dont je suis fière. Trop qui me font honte. Ce dont j'ai vécu, en ces derniers mois, est si horrible qu'il me faudra sûrement des années pour arriver à l'avaler.

Si j'arrive à me sortir de ces graves problèmes de santé qui accablent mes jours, je ne sais pas comment j'arriverai à retrouver confiance en ma race. Je sais que je devrai travailler fort pour retrouver l'envie de relationner, selon les normes superficielles, de notre société actuelle.

Si j'arrive à sortir vivante de ces graves problèmes de santé, plus rien ne pourra m'arrêter. Car je serai forte comme un roc. Mais serai-je encore capable de m'ouvrir à autri? Après tout ce que j'ai vu et vécu en ces derniers mois. C'est une question que je me pose régulièrement par les temps qui me figent les jours.


Retrouver confiance...

jeudi, septembre 21, 2017


Septembre est un mois magique en mon coin de brousse. De plus en plus souvent, le mois de septembre se révèle plus chaud que le mois d'août. Et cette année, l'on est choyé!

Pour une raison qui m'échappe, si ce n'est des changemets climatiques, le mois d'août fait la gueule et le mois de septembre s'éclate en lumières qui transforment la saison pour l'hiver.

En ce mois de septembre, pour la première fois depuis mars, j'ai l'impression de revenir à la vie. Pour la énième fois. Feeling like a cat. Wondering how many lives i've got left...
 

En mars dernier, la physio, en charge d'aider mes neuropathies faciales est allée jouer en mon dos. Le résultat fut mortel. Je me suis retrouvée avec la mort aux trousses! Encore trop traumatisée par l'expérience pour en témoigner.

Sachant qu'octobre sera post-op hystérectomie, j'inspire la douceur de ce mois de septembre avec gratitude. Je vais assez mieux pour pouvoir sortir en kayak sur le lac.  Mon homme pagaie, la puce suit en licorne. Je souffre mes maux en la beauté de cette nature qui m'entoure. J'en paie l'après-coup sans broncher. Ainsi va ma vie. Un jour à la fois.

Depuis cet été là où tout a déraillé, je lutte pour rester en vie. Je lutte pour vivre. Jour après jour.  Mois après mois. Année après année. Épreuve de santé après épreuve de santé. Alors que mon corps saffaiblit de multiples façons, je me renforce l'esprit. Un jour après l'autre.

Il est complexe d'aller mieux tout en sachant que c'est un bref répit avant d'aller pire. Pour ensuite aller mieux de nouveau. Depuis deux ans maintenant, ma santé est une suite de combats invisibles. Je ne peux plus travailler mais qu'est-ce que je bataille! Dans le silence de ma brousse...

Je m'étais donnée le défi d'écrire un billet de blogue par jour. Jusqu'à ma prochaine chirurgie. Je revois ce défi que je révise avec l'idée de sept billets par semaine. À suivre...




Un jour à la fois...

samedi, septembre 16, 2017



Pour l'instant, Miss Soleil n'est pas intéressée à une vie numérique. Elle se trouve trop jeune. Elle trouve les principes trop complexes à son goût. Elle en apprend les rouages via mes utilisations. Cela lui suffit. J'en suis ravie.

Je lui ouvre les portes de certains comptes qu'elle utilise selon ses besoins. Mon Facebook perso lui est ouvert. Elle l'utilise pour communiquer avec les personnes de son choix. Cela lui suffit pour bien faire. Tout en nous permettant de créer des voies de confiances et compréhensions.

Je lui explique tout ce que je comprend de ce monde numérique qui est nôtre. Je réponds à toutes ses questions. Ses réflexions sur le sujet sont pertinentes. Je trouve intéressant combien elle en comprend les tenants et aboutissants. Plus que certains adultes...

Elle en comprend tant que cela ne l'intéresse pas d'y participer présentement. Mais elle a déjà pensé à quel réseau elle choisira pour commencer sa vie numérique. Son choix se porte sur Instagram pour ses 13 ans. J'approuve. On verra ce qu'il en sera lorsque le temps viendra.

Elle aime l'idée de bloguer. Je sais que reprendre mes habitudes de blogue l'encouragera à retrouver le sien. Être parent, c'est montrer les chemins à suivre mais c'est aussi influencer.

Les plus grands influenceurs de ce monde sont les parents. Chaque parent possède le pouvoir d'influencer son enfant de façons considérables et puissantes. L'ignorer est aussi irresponsable qu'égoïste...



L'être parent

J'ai conscience de combien ma vie influence la sienne. Mes choix adultes façonnent son enfance. C'est une responsabilité qui me tient à coeur. Depuis sa conception.

Une responsabilité qui devient une force intérieure. Au fil des années à en pratiquer les disciplines. À en prendre toutes sortes d'habitudes, je comprends combien ma parentalité me renforce l'être en son entier.

Alors qu'elle avance en ses premiers sentiers de puberté, je comprends mieux pourquoi ce mouvement de mères imparfaites m'a toujours irritée. En ce qui me concerne, plutôt que de me déculpabiliser de ne pas être parfaite, il me tape sur le système. Profondément.

Premièrement, je ne m'attends pas à être une mère parfaite. Je suis assez adulte pour savoir que la perfection sur Terre est une illusion.

Deuxièment, j'ai l'impression que cette façon d'être transforme l'enfant à élever en une faiblesse à supporter, en un poids à tirer. Ceci agresse mes sensibilités.

Sachant que ma propre mère, bien indigne en son genre, a toujours bien pleurniché, à torts et à travers, sur combien j'étais un boulet en sa vie. Combien être monoparentale pesait sur ses jours. Combien mon enfance lui compliquait le quotidien et brimait ses libertés.

Alors qu'elle se lamentait des difficultés de m'élever, je me promettais de ne jamais faire vivre de tels émotions dénigrantes à autrui. Tout en m'élevant seule. Comme une mauvaise herbe...

En grandissant, toujours je me suis promis que si jamais je mettais au monde un enfant, jamais je n'en ferais un poids en ma vie. Je voulais croire qu'il existait d'autres façons d'être parent...


Élever un enfant est un privilège 

Alors que ma fille atteint la puberté, je me rends compte à quel point j'ai tenu cette promesse que je m'étais faite petite.

Je l'ai si bien tenue que j'ai pu découvrir toutes sortes d'horizons et de perspectives inattendues. Dont celle de comprendre combien un enfant est une force. Pour qui choisit de l'exploiter...

Un enfant à élever, c'est la possibilité de grandir en tant qu'adulte. C'est la chance d'explorer ses profondeurs humaines pour en devenir meilleur. C'est l'occasion d'aimer sans condition.

Élever un enfant, c'est façonner le futur au présent. Est-ce un travail ou un devoir? Qu'importe! C'est l'opportunité d'être un phare, un guide, un protecteur.

Lorsque j'ai mis ma fille au monde, j'ai décidé qu'elle me pousserait au meilleur de moi-même. Car je voulais le meilleur pour sa vie. Et pour lui offrir le meilleur, je devais commencer par le trouver en moi.

Ceci m'a permis de ne jamais considérer l'enfance à élever comme un poids à porter. Les efforts nécessaires pour ce faire m'ont semblé naturels à effectuer. Même lorsque je suis à bout, je prends sur moi. J'avale. La rebelle que je suis plie. Et j'en grandis!

Car je choisis d'apprécier l'opportunité qu'elle m'offre à devenir meilleure, en mon âme et mon coeur...

Vie numérique et parentitudes....

jeudi, septembre 14, 2017


Aujourd'hui, avec 25 degrés sur l'heure de midi, l'on se serait cru en plein été! Aujourd'hui, j'ai eu la date de ma future chirurgie. Sans entrain. Avec un certain chagrin.

Le 4 octobre prochain, je repasserai, une autre fois, sous le bistouri. Pour une hystérectomie. Je visualise une renaissance pour en contrer les craintes.

Je sais que c'est la seule option. La seule chance pour moi d'envisager un futur. La seule façon de rester en vie. Je sais aussi que cela sera une grosse opération. Que j'espère sans complication. Je médite et je prie.

J'attends l'appel suivant pour savoir l'heure exacte de cette chirurgie. Si  je ne fais pas l'effort de maîtriser mes émotions à la dérive, des pensées terrifiées s'échappent de mon esprit.

Alors je tiens chaque pensée en laisse. J'en contrôle chaque direction. Pour en maîtriser chaque émotion. Je me réfugie l'être en ces inspirations surréalistes qui me changent les idées tourmentées.

J'inspire cette superbe journée de septembre. Le sable est doux. Le soleil est chaud. D'un pas déterminé, j'avance dans l'eau. L'eau fraîche pince la peau. Les pores se resserrent. Les boucles s'aérent. L'esprit se libère...

Braver la peur. Garder la foi.


Mon amie au loin, suite à une jasette téléphonique, me souffle une piste d'inspiration bloguesque, que je suis avec plaisir.

Celle-ci a jailli au détour du fait que vu que chacune de mes journées est mauvaise (de part mon antipathique santé), je dois apprendre à en trouver le bon en ces heures. Trouver le bon dans le mauvais est rendu l'une de mes spécialités humaines.

Je vis des années difficiles, emplies de diverses douleurs physiques et souffrances sociales. Je refuse de m'en lamenter comme je le devrais. Comme l'on m'y encourage. Selon les normes sociales établies?

Je m'en fais même des ennemis au passage. Ce qui me fait presque sourire. Si cela ne me donnait pas tant envie de pleurer. Mon être malade inconforte. De part le fait que je refuse de me laisser abattre en gémissant de toutes les larmes de mon corps?

Durant ma vingtaine, en une rude période pour mon moral, j'ai consciemment choisi de ne jamais utiliser mes douleurs humaines pour nourrir ma plume.

Choisir la lumière, même en pleine obscurité...

L'idée de fond étant qu'il y a assez de souffrances et de noirceurs humaines sur Terre. Y contribuer, d'une façon comme d'une autre, me rebute profondément. Je préfère m'abstenir.

Certains refusent, par conviction, de manger de la viande. Je refuse, par conviction, de nourrir mes inspirations de malheur humain. Est-ce si différent en soi?

Cette conviction profonde entraine un refus conscient basé sur un choix réfléchi. Depuis deux décennies, je fais le choix conscient de nourrir mes inspirations de lumière plutôt que d'obscurité.

Il parait qu'il est plus difficile d'être inspiré du bonheur que du malheur. Tant pis pour ma tête de mule!

Selon certaines légendes urbaines, s'inspirer du malheur est simple. S'inspirer du bonheur l'est moins. Je n'y crois pas. Je crois que c'est juste une question d'habitude. Et de conscience.

D'ailleurs, j'ai tant pratiqué ma cervelle à inspirer les beautés et bonheurs de ce monde que je ne me sens plus du tout inspirée par ses douleurs et laideurs. Déprimée, oui. Inspirée, non.

Si Van-Gogh avait su/pu mieux être en sa peau, son talent en aurait-il été diminué pour autant? Je veux croire que non, je pense que son talent se serait exprimé autrement mais pareil.

Mon amie est plus sceptique que moi sur ce sujet. Et vous qui en lisez les réflexions partagées, qu'en pensez-vous?



Prendre le contrôle de ses émotions...

Plus je muris, en un corps qui me bataille les jours avec rage, et plus je veux croire en la bonne gestion des émotions humaines. En les mérites de la gymnastique mentale que notre cervelle est capable d'effectuer. En ses capacités à évoluer et à grandir.

Je veux croire en les magies de la neuroplasticité et les mystères de l'épigénétique. Ceci me porte donc à croire que la souffrance n'est point inhérente au talent artistique. Qu'il n'est point nécessaire de souffrir pour être artiste. Mais qu'être artiste est certainement souffrant...

Être artiste est un état de vie, comme être gay. En mes sens, j'ai toujours pensé que l'on ne choisit pas plus une vie d'artiste que l'on choisit d'être gay. C'est en soi. Plus fort que soi. C'est la seule manière d'être soi. La seule facon d'être authentiquement soi.

Ensuite, affronter les réactions sociales à la différence, à la diversité humaine, est le défi d'une vie. Ces réactions, souvent dramatiques, entraînent bien des souffrances. Elles blessent. Elles fomentent les colères et le mal-être.

Si quelconque talent je possède, je refuse de le nourrir de mes souffrances et douleurs humaines. Ceci est un fait établi. Je préfère apprendre à maîtriser mes émotions pour voir ce que ma cervelle en comprendra. Advienne ce qu'il pourra!

La souffrance n'a rien de romantique à mes sens, elle n'a rien de géniale non plus. C'est juste un professeur de vie. Et si on y pense Van-Gogh n'était-il point cancre sur les bords?

Refuser le romantisme de l'artiste maudit...

En ce nouveau monde numérique que nous construisons pour le futur, c'est encore bien le Far-West. Moins qu'avant. Mais encore trop pour le bien de nos enfants...

Ce blogue aura bientôt quinze ans. J'en aurai bientôt passé douze à bloguer mes parentalités. Depuis le moment de sa conception. Voilà maintenant la puberté qui embarque...

Mon bébé devient femme

Je suis triste et fière à la fois. Triste de savoir que c'est la dernière étape d'enfance à guider.

Fière de la jeune fille que je la vois devenir. Être sa mère est une force en mon coeur.

Depuis sa naissance, j'évolue à contre-courant de cette tendance "mère indigne" et compagnie. Consciemment.

En sa petite enfance, j'ai souvent été jugée en ma façon de l'élever. Sans que je n'y accorde grande importance.

J'ai tant eu l'habitude d'être jugée que je peux en laisser glisser la chose. C'est rendu un réflexe naturel à ma peau.

Petite, j'étais la seule enfant de divorcés en mon village natal. J'en ai entendu parlé tout mon primaire. Plusieurs enfants avaient même reçu l'interdiction de jouer avec moi dans la cour d'école.

Pour l'anecdote, mes parents se sont mariés à 19 ans et ils ont divorcé à 20. Je suis née neuf mois après leur mariage. Ils ont divorcé alors que j'avais neuf mois.

La légende familiale raconte que j'ai fait mes premiers pas seule, à neuf mois, alors qu'ils sortaient du notaire, où ils venaient de signer leur divorce.

J'imagine que j'avais déjà capté que je ne pourrais pas gros compter sur eux-autres. D'ailleurs, mon véritable parent fut ma grand-mère maternelle...

Juger est stupide

Rendue adulte, mûre, j'ai bien conscience de l'absurdité des jugements humains.

Combien de jugements humains sont justes et valables en la multitude qui s'expriment chaque jour? Je n'ai qu'à repenser à mon primaire, pour me rappeler de combien l'action de juger autrui, est imbécile.

Sachant combien les écoles sont maintenant remplies d'enfants de divorcés. Oh my god! Horreur sur Terre!

Pourtant, le monde continue de tourner. Est-ce un miracle? Pas que je sache. Mais les humains continuent d'être bêtes...

Plus je vieillis, plus je constate combien les jugements humains sont bas et ignorants.

Mais ce qui me trouble davantage est de voir combien cet univers numérique que l'on se construit est bourré de jugements.

Pire encore, il devient un repère pour ces jugements qui mènent à la haine. Ces absurdités peuvent y exister en toute liberté. Prêts à être gobés par les plus faibles de ce monde? Misère...

Analyser plutôt que juger

Être autant jugée à un si jeune âge m'a permis de bien m'en détacher. D'y accorder peu d'importance en soi. Sachant combien c'est superficiel. Et stupide.

À l'adolescence, j'ai consciemment décidé de ne jamais juger autrui. J'ai plutôt pris le parti de l'analyse humaine. À la base, je ne juge rien. Mais j'observe tout. Je prends le parti d'analyser autrui plutôt que de le juger. Tout comme je m'analyse.

Jamais je ne juge. Toujours j'analyse. Puis je compile. Et j'en tire mes propres conclusions. J'élève ma fille selon ce principe. Je ne lui accorde aucun droit de juger. Mais je lui donne toutes les libertés d'analyser.

Même lorsque c'est sur ma tête que cela tombe! J'y vois l'occasion de mieux me regarder en face. Même si cela écorche quelques émotions. Cela me permet d'évoluer avec elle, grâce à elle...

Et si... au lieu de juger autrui, on se regardait en face?

mardi, septembre 12, 2017



En avril 2015, j'ai eu le bonheur de faire  un reportage voyage à Anguilla pour le Huffington Post Québec. L'un de ces voyages qui marquent l'âme. Anguilla a définitivement laissé une trace en mon coeur!

Anguilla est située juste en face l'île de Saint-Martin. Mais elle en est bien différente. Aussi lisse que l'île de Saint Martin est montagneuse. Aussi calme que Saint-Martin est tumultueuse. Anguilla est une île des Caraïbes chère à mon coeur...


Durant ce séjour, le petit groupe de journalistes que nous étions, avons eu le loisir de passer tout un après-midi sur une minuscule île, semi déserte.

Située non loin de l'île principale d'Anguilla, cet îlot de sable, peuplé de quelques palmiers, est un repère de zénitude humaine. Sur Sandy's Island, les heures ont une saveur divine, avec un zeste de lagon bleu.

Quand le paradis rencontre la Terre

En cet après-midi béni, j'ai pu méditer durant deux bonnes heures. Les fesses dans l'eau, les boucles aux vents, l'esprit libre...

Ces précieuses heures de méditation ont gravé cet endroit en mon esprit. Tant et si bien, qu'il suffit maintenant que je m'y concentre un coup pour m'y transporter mentalement.

Le mantra officiel d'Anguilla est "Relax". Je ne pense pas avoir jamais été aussi détendue que durant cet après-midi là.

J'espère que les ravages d'Irma n'auront pas trop endommagé cette attitude si cool et sereine de ses résidents.


Cet hiver, avec la mort aux trousses, à essayer de sauver ma peau, je me suis accrochée à la vie. J'ai lutté de toutes les volontés en mon âme. Souvent, je me suis réfugiée les neurones en cette minuscule île paradisiaque, ancrée en ma mémoire.

Anguilla est (depuis ce mémorable voyage de presse) mon havre de paix intérieur. Lorsque tout me semble sans espoir, je force mon mental à en inspirer la mémoire. Et je trouve encore un peu de force en moi. Pour ne point lâcher.

Un cauchemar nommé Irma

Il y a quelques jours, l'ouragan Irma a ravagé cette minuscule île aux sublimes plages turquoises.

Mon coeur se serre à en lire les mauvaises nouvelles. J'en suis les déboires via les réseaux sociaux. Si triste j'en suis...


Avec souci, j'attends des nouvelles d'Omari Banks via Instagram. J'ai eu l'occasion de le rencontrer à plusieurs reprises durant mon séjour. Son père, Bankie Banks, est une icône des Caraïbes. Il est à la source de ce festival que j'étais venue couvrir.

Le Moonsplash Festival est un festival de musique qui se déroule en un site incroyable, avec vue sur une plage paradisiaque. The Dune Preserve est un domaine/royaume tropical conçu par Bankie Banks. Un endroit enchanteur, avec un caractère hors pair. Un endroit qui a disparu dans le sillon de l'ouragan...

Le site, en son entier, a été éradiqué par Irma. J'en suis si peinée. Je ne peux imaginer la douleur de la famille Banks pour qui c'était l'oeuvre d'une vie. Mes pensées les accompagnent.

Je crois aussi comprendre que Sandy's Island n'est plus. Je ne veux pas y croire...

Espoirs et volontés

Depuis des mois, je rêve d'y remettre les pieds. Depuis des mois, cette pensée me ravive l'esprit. Lorsqu'il se sent flancher. Retourner à Anguilla est un objectif futuriste auquel j'accroche mes pensées troubles.

Je cultive l'espoir d'un futur qui me fera retrouver des inspirations tropicales. Qui me libéra de mon cloître de malade. Les ravages d'Irma n'y changent rien. Au contraire, je veux, plus que jamais, y retourner!

Présentement, je suis prisonnière de ma chambre. Mon corps est ma prison. Mais tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. L'espoir fait vivre dit le dicton populaire.

Alors je cultive l'espoir tout en souhaitant, de tout coeur, que les habitant d'Anguilla, et des îles voisines, rejaillissent encore plus forts de cette épreuve qui les accable.

Tout comme j'espère arriver à me reconstruire la vie en un jour futur, encore plus solide, plus inspirée et plus déterminée...


Cultiver l'espoir... et penser à Anguilla...

lundi, septembre 11, 2017


Je n'ai pas beaucoup profité des couleurs de cet été (vu ma mauvaise santé actuelle), mais j'en ai bien remarqué les aléas saisonniers.

Un été de schnoute, frais et pluvieux. J'ai vu les premières feuilles se colorer à la mi-août et j'en ai froncé des sourcils. Attristée. Dépitée. J'en ai ravalé mes amertumes et inquiétudes.

Avec septembre qui s'enclenche, la forêt commence à se teindre d'automne. C'est raide sur le moral. Mais le moral est ce que l'on choisit d'en faire lorsque l'on a la cervelle musclée. N'est-il pas?

En ces temps complexes à mes jours, je décide d'explorer un principe hors norme. Comme chacune de mes journées est mauvaise, souffrante, je dois trouver, en chacune de mes heures, le bon dans le mauvais. C'est un exercice mental sans fin. Un exercice qui aiguise les neurones et les renforce.

Vibrations gratitudes

J'utilise la notion de gratitude pour centrer mes émotions délinquantes. Je travaille à en reconnaitre les qualités. Surtout lorsque tout parait obscur et sans espoir.

Sachant que même si je vis des journées difficiles, j'ai de quoi être reconnaissante. Je me dois d'en prendre conscience.

J'ai un mari, qui reste à mes côtés, malgré la maladie qui m'invalide. J'habite une mignonne maison située entre lac et forêt. La nature qui m'entoure embellit mes paysages.

Ma fille grandit bien. Elle s'est enfin remise de cette sérieuse commotion cérébrale qui a mis nos vies (et nos coeurs) en suspension. J'ai de de quoi ressentir de la gratitude en mon coeur.

Même si je souffre le calvaire physiquement. Si je m'y concentre, je découvre le bon dans le mauvais. Je me nourris de ce bon pour endurer le mauvais.  Pour arriver à sourire plutôt que pleurnicher.

Utiliser les beautés terrestres comme force humaine

Sachant que la beauté en ce monde est une force en soi, je choisis de l'exploiter en ce sens. J'ai le privilège de vivre en un coin de nature bourré de beautés terrestres. Je les utilise pour mieux en supporter les souffrances physiques. J'inspire. J'expire. Et je me force à sourire. Même si cela fait un mal de chien...

J'en  développe une philosophie qui m'aide à garder la tête hors de l'eau. À garder mon moral à flot. À mieux maîtriser mes émotions. Une attitude intérieure que j'illustre d'un hashtag numérique qui fait plusieurs sceptiques et perplexes.  #souffrirenbeauté

Ce faisant, j'ai conscience de me détacher de la norme établie par mes contemporains. Une norme qui cherche sans cesse à m'écraser en ses insignifiants jugements. À vouloir faire de ma pomme, la victime de son triste sort.

Je refuse de jouer ce triste rôle pour conforter autrui. Car, malheureusement, autrui semble plus confortable dans la superficielle pitié que dans la résilience qui solidifie. Ce qui m'attriste tant. Cette dernière année m'a beaucoup appris sur les laideurs humaines...


Grandir des épreuves humaines

Malgré tout, je crois que l'important, dans la vie, est de rester droit et intègre en ces tempêtes humaines qui perturbent nos destins. Je refuse de m'apitoyer sur mon sort présent. Je refuse cette pitié qui dénigre mes combats quotidiens.

De toutes façons, m'apitoyer sur mon sort ne changerait rien au cours de mes heures. Sinon en empirer l'horreur. Je choisis donc d'explorer une autre voie émotionnelle que celle des lamentations...

En refusant de me laisser abattre par les malheurs en mon corps, mon esprit grandit des épreuves qu'il traverse. Et il n'y a pas pire insulte que de me dire: "Pauvre toi!". Car, toujours, je choisis de m'enrichir intérieurement. Mon portefeuille est bien pauvre. Mais pas mon être!



Saisons de vie...

dimanche, septembre 10, 2017


Aller à Ottawa pour un RDV médical. Voyager en train Via rail #VinciApp

De ces nouveaux filtres supposés être artificiellement intelligents, qui font mon bonheur actuel.

De ces applications photos qui utilisent l'intelligence artificielle (tel que le proclament haut et fort ceux qui en vantent les mérites artistiques).

De la photographe frustrée en mon sang, qui n'a aucun talent en peinture ni dessin, mais qui aime bien se faire croire qu'elle peut repeindre sa réalité, en s'inspirant de ces filtres dits intelligents.

Réinventer l'instant...

Les amateurs d'Instagram ne sont pas étrangers à ces applications qui utilisent une "intelligence artificielle" pour transformer nos simples photos en des "oeuvres d'art" numériques. Difficile de résister au principe quand on a une geekette en ses entrailles!

De plus, il faut admettre que le résultat est fascinant. Facile d'en être inspiré quand l'inspiration se fait la malle!

Alors j'inspire. Pour transformer mes idées sombres, je m'amuse à colorier les images de ma vie. Le temps d'une création numérique, j'en oublie les difficultés quotidiennes. J'inspire. Je colorie. Sans prétention aucune. Et ça marche! L'humeur s'allège. Un sourire se dessine...

De la Russie, avec créativité...

L'application Prisma, d'origine russe, a lancé cette fameuse tendance photo qui a rapidement fait fureur sur le web. Cloîtrée en ma demeure (pour des raisons de santé bancale), j'en profite pour tester pas mal toutes les applications que je déniche sur Androïd. Je trippe toute seule...

Alors que je m'amuse de cette nouvelle mode, je remarque que plusieurs applications photos, que j'utilise pour traiter, recadrer, ou faire des montages, en copient maintenant le principe numérique. La mode pogne pas à peu près! Pas obligatoirement avec de bons résultats par exemple...

Ces applications ne sont pas égales en qualité d'action ou facilité d'utilisation. La plupart sont cependant trippantes et méritent le détour. Mais on a toujours bien que deux mains et une seule cervelle!

Miss Soleil sur notre rue de brousse #PicartsApp

En la multitude d'applications photos disponibles en ligne, il faut finir par choisir ceux que l'on préfère pour ne pas y perdre la tête! Même si j'aime tester et explorer, j'ai mes applications de prédilection, ce sont mes valeurs sûres...

Mon Top 3 de ces apps gratuites "intelligentes" qui font tripper l'imagination photo :

- Prisma : L'App qui a lancé la fameuse ronde artistico-numérique. De conception russe, Prisma a révolutionné quelques recoins "instagramiens" avec cette nouvelle façon de transformer les photos. Un clic suffit pour créer des oeuvres inspirées des styles de grands peintres.

L'application utilise divers styles et cela fonctionne du feu de Dieu! Même si un peu lent par moment. Seul bémol de l'expérience, cette lenteur d'action qui fait travailler quelques patiences numériques. À noter que cette app propose aussi, chaque jour, un filtre éphémère à tester.

- Vinci : L'un des meilleurs concurrents de Prisma à mes sens créatifs. L'un des inconvénients de Prisma est sa lenteur à transformer la photo en peinture. Un inconvénient que ne possède point Vinci.  Plus rapide, un peu moins sophistiqué en ses résultats, il vaut le détour pour la diversité de ses filtres.

Tout comme Prisma, il offre la possibilité de régler les nuances des filtres. Ce qui offre une plus grande variété de résultats. Et permet aussi d'en personnaliser le processus. Une option nécessaire à mes inspirations.

- Picarts : Cette application permet de modifier ses photos avec des filtres réguliers, d'en faire des montages créatifs ou des selfies amusants. Depuis peu, elle possède aussi une fonction dite "magique" qui filtre les images selon différents styles de peinture. On y retrouve aussi la possibilité de modifier les nuances des filtres utilisés. Les résultats sont intéressants et la transformation est ultra rapide!

Lac d'été et kayak via  #PrismaApp

Repeindre ses jours... avec son téléphone mobile!

samedi, septembre 09, 2017


J'ai commencé ce blogue l'année de mes 30 ans. Le premier janvier prochain, j'en aurais 45. L'envie de bloguer persiste et dure. Avec la maturité qui en pave les idées.

Quinze ans de blogueries en mes claviers. Quinze ans de blogue et une longue interruption en cette dernière année. La plus longue en quinze ans. Pour de sérieuses raisons de santé. Les pires en quinze ans.

L'année que je viens de traverser fut si rude en ma peau que lorsque j'y pense trop fort, je suis étonnée d'être encore en vie.

Quand une mauvaise santé fout la vie en l'air

Depuis qu'une paralysie faciale m'a laissée de sérieuses séquelles neuropathiques en février 2011, je me bats pour continuer d'avancer en ma vie.

Malgré ces bâtons que mon corps met en mes roues, je choisis d'avancer. Sans plus trop savoir où je m'en vais. Mon enfant est une force extrême qui me pousse de l'avant. Qui me force à ne jamais lâcher, à toujours m'accrocher au présent ou à mieux courir lorsque la mort aux trousses...

Depuis deux ans, ma santé s'est mise à se détériorer de diverses façons. Cet hiver, j'ai bien failli y passer. En écrire les détails est encore trop vif en mes émotions, trop perturbant. Mais les mots reprendront le dessus. Car tant que mon coeur bat, les mots font le rythme de ma vie.

Alors que je commence à reprendre des forces et à réaliser combien je suis encore vivante, mon utérus veut ma peau! Avec férocité. Je suis donc en attente d'une hystérectomie. Le mois prochain, je passerai sous le bistouri.

Ce sera ma septième visite au bloc opératoire en deux ans. J'espère la dernière avant longtemps. Cette chirurgie-ci est supposée sauver ma peau. Une bonne fois pour toutes?

Alors que ma santé m'a forcée à complètement me déconnecter, des mois durant, j'ai pu méditer sur nos nouvelles habitudes numériques. Méditer sur ses évolutions et ses impacts sociaux. Alors que j'élève ma fille en pleine révolution numérique, j'ai conscience d'être en son front.

Durant cet arrêt forcé, j'ai réalisé qu'Instagram était le seul réseau social à me manquer. C'est donc par Instagram que j'ai décidé de me reconnecter. Au fil de ma santé fragile. Une santé maintenant assez forte pour repenser à bloguer.

En ce blogue, les racines de ma mémoire font des milliers de branches. Plus de 3600 textes écrits ici. Ce blogue est un exercice de mémoire en mes sens humains. Une forme d'autobiographie qui s'écrit en continu, au réel.


Quinze années à partager des bribes de pensées et quotidiens

J'ai commencé ce blogue collée à un écran non plat. Je le nourris présentement de ma tablette Samsung, offerte il y a quelques années par Telus, pour les charmes de ce blogue.

J'ai commencé ce blogue alors que je prenais encore des photos avec un appareil non numérique. J'illustre maintenant ce blogue avec des photos prises sur mon téléphone LGG5 directement chargées en mon nuage personnel.

J'ai commencé ce blogue avant la naissance de YouTube. Je regarde maintenant des archives humaines sur YouTube, en direct de mon écran de télévision plat, qui trône sur un mur.

J'ai commencé ce blogue sur un coup de fièvre et je m'y suis attachée. C'est devenu un membre de moi-même. Bloguer est devenu une habitude de vie, saine à mes sens, qui me fait du bien à l'esprit.

Je ne considère pas mon blogue comme faisant partie des réseaux sociaux. Mon blogue est avant tout un outil d'écriture. Les réseaux sociaux sont d'abord des outils de communications. J'associe mon blogue à un carnet de bord numérique....

Renaître ou se réinventer? Même combat...

Reprendre une discipline de blogue s'inscrit en ce futur post-hystérectomie que je visualise pour mieux en gérer les craintes et les angoisses. Qui sont profondes et multiples. Qui peuvent m'emporter l'esprit en d'horribles contrées.

Même si cette hystérectomie me pend au nez depuis des années, j'avais un fol espoir d'y échapper. Cette chirurgie-ci est difficile autant à mon âme qu'à mon coeur. Sans parler de savoir combien elle sera difficile en mon corps. Je décide que cette énième chirurgie en sera une de renaissance...

Retrouver une discipline d'écriture, selon mes propres termes, me semble un bon exercice pour m'en changer les idées sombres. Pour retrouver cette partie de moi-même. Absorbée par les douleurs en mon corps. Une partie de moi-même prête à partager de nouveau.

En ce blogue règne une politique éditoriale de fond, elle est composée d'intégrité, d'authencité et de mettre l'accent sur le meilleur de la vie. Afin de mieux en supporter le pire?

Aussi, en ce simple mot de retour, je décide de reprendre du service de blogueuse, advienne ce qu'il pourra!



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